16 mai 2008

LES FRANCS-MACONS DEVRONT REMBOURSER !

Par jugement en date du 22 avril 2008, le Tribunal Administratif de Montpellier a donné raison à l’Association des Contribuables de l’Hérault en annulant deux subventions allouées au Centre Culturel Montpelliérain regroupant plusieurs loges maçonniques. La première, pour un montant de 443 000 € avait été votée sur le budget 2005 de la ville de Montpellier, l’autre d’un total de 60 000 € votée fin 2005 au Conseil Régional.

La subvention de la ville devait servir des travaux dans le temple Bosserville pour le rendre accessible au public. Or, ce temple n’a jamais été ouvert au public avant le recours de l’ACH ! Et à ma connaissance il n’a été ouvert qu’une fois…. Tout comme le temple de GAROSUD qui a bénéficié des largesses de la ville et de la région (gestion Blanc et Frêche) !

Ajoutons que le Temple Bosserville a été donné au Centre Culturel Montpelliérain par bail emphytéotique de 99 ans pour un loyer symbolique à charge du preneur d’entretenir le bâtiment. Ce bail est déjà une subvention annuelle d’importance.

Quant à la subvention de la région une bonne partie est motivée par l’achat de matériel artistique !!!

Pour les contribuables, il est insupportable de voir l’argent public dépensé pour faire plaisir à une communauté dans le but d’un renvoi d’ascenseur électoral, d’autant que de nombreux Conseillers Municipaux de Montpellier sont recrutés dans les loges (50 %, gauche, droite confondues, paraît-il). Ils se votent donc des subventions à eux-mêmes ! Un comble….

Les francs-maçons sont plutôt des privilégiés et sont en général recrutés pour leur position sociale et professionnelle, ils n’ont donc pas besoin de nos impôts pour mener à bien leurs recherches philosophiques !

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A RETENU L’ABSENCE D’INTERET LOCAL :
« Considérant……. Qu’il ne ressort pas des pièces du dossier que l’utilisation de ce bâtiment, qui n’est pas ouvert à la population, réponde aux besoins de la population locale compte tenu de son utilisation par les membres de ladite association, qui regroupe dix associations d’obédience maçonnique, dont les conditions d’entrées ont un caractère restrictif ou, que le matériel artistique dont il s’agit soit mis à la disposition du public…..

Rappelons que ces jugements sont contre la ville de Montpellier et contre la région Languedoc Roussillon (Frêche/Mandroux) pour mauvaise utilisation de l’argent public et non contre la franc-maçonnerie dont les buts sont louables à condition de respecter l’éthique. Evidemment, par ricochet, le Centre Culturel Montpelliérain sera touché puisque c’est lui le bénéficiaire qui devra rembourser…..


Contribuables, vous pouvez compter sur l’Association des Contribuables de l’Hérault pour veiller au remboursement de ces 500 000 € qui pourront être mieux utilisés.

Martine Petitout

09:40 Publié dans Actualités , Démocratie , Fiscalité locale , Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : franc-maçonnerie, politique, subventions, montpellier, frêche, mandroux, impôts

29 mars 2008

POINT D'INTERROGATION




5c5d6bc44cbcd0506e17bb5d092b178f.jpgDans son numéro du 26 mars 2008 le Midi Libre rend compte de l'audience du tribunal administratif de la veille consacrée à l'affaire des subventions aux associations franc-maçonnes.
C’est sans doute par prudence que le quotidien régional utilise le

point d’interrogation.

En revanche pour le commissaire du gouvernement l’affaire est claire : rien ne justifie ici l’attribution, par la ville ou la région, de subventions à ces associations franc-maçonnes.


Elles sont donc illégales.



Plusieurs journaux locaux ou nationaux e8e0cb063f7858ada821676149d94c93.jpgont rendu compte de cette séance intéressante ; en effet, c’est la première fois que des contribuables attaquent des subventions accordées à une organisation franc-maçonne.

Nous ne doutons pas que d’ici un mois environ le Midi Libre pourra remplacer le point d’interrogation circonspect par


trois points d’exclamation enthousiastes.




1fbc38d58d2cdbb84550824a1fb15181.jpgAjoutons que dans une ville où les subventions de toutes natures constituent l’un des arguments, cachés mais essentiels, des campagnes électorales une telle décision serait appréciée par tous ceux qui n’approuvent pas les manœuvres clientélistes devenues si tristement habituelles sous nos latitudes.


Le tribunal administratif a mis l’affaire en délibéré


SD


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12:11 Publié dans Actualités , Associations , Démocratie , Fiscalité locale , Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

24 janvier 2008

MONTPELL'OUEB, AGITATEURS SANS PAPIER(S)


2aeac06bddaa81bbb57dd9b36193b6f7.jpgPour ceux qui ont vécu, jadis, au rythme des « nouvelles aventures» de Tintin, la profession de journaliste, comme celles de pilote d’avion ou pompier, inspirait leurs rêves de petits garçons. Elle avait un parfum d’aventure et d’indépendance. Quand on exerçait une telle profession on était nécessairement populaire, honnête et droit. 5e28cf761f495084b2728d0bc6517324.jpgDans un monde en noir et blanc ont était alors clairement du côté des « bons ». A la fin, on sauvait des innocents et on triomphait des « méchants ». On était un héros. C’était simple.
Mais nous avons vieilli. Tintin aussi. Le monde aussi. Plus rien n’est simple. Les anciens métiers d’homme font rêver les petites filles. Les bons sont souvent moins bons qu’ils paraissent et les méchants ont de bons côtés.
Etre journaliste, de nos jours, c’est difficile. La profession ne fait plus rêver ; c’est un métier comme les autres. Le journaliste est tombé de son piédestal et, comme souvent dans ce cas là, nous avons tendance à brûler ce que nous avons adoré. Le journaliste est surtout coupable de ne pas être à la hauteur de nos rêves. Et, comme pour les politiques, on en vient à douter systématiquement de son honnêteté, de son impartialité. On l’accuse de toutes les turpitudes : c’est un courtisan, il est aux ordres, il navigue à vue, il ne veut pas déplaire aux puissants.
Dans les sphères dirigeantes locales le journaliste critique n’a pas bonne presse. On récompense la presse porte-queue ; on étrangle la presse indépendante. Etre un honnête journaliste est encore plus difficile ici qu’ailleurs.
Et pourtant, même chez nous, il y a de l’espoir.
Notre grand quotidien de référence, malgré sa grande dépendance financière au pouvoir local, tente de plus en plus souvent de relever la tête.
L’Agglorieuse a résisté, jusqu’à présent, à toutes les tentatives d’euthanasie.
Et il convient de saluer un nouveau-né, Montpell’oueb. Voilà une équipe jeune, innovante, sans complexe, sans grands moyens mais riche d’enthousiasme et d’originalité. Ils ont choisi un mode de diffusion résolument moderne et écologique; ils sont réactifs et incisifs, bien dans l’air du temps. Bienvenue au petit dernier.

Allons, tout n’est pas perdu !

16:59 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Démocratie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique montpellier presse

31 octobre 2007

CONTE DE CAMPAGNE (1)



Plantons le décor



Il était une fois un pays béni des dieux, un pays de cocagne, un pays tranquille. Le décor et l’environnement y étaient pour beaucoup.
Le ciel bleu, la mer, le soleil, les étangs, la garrigue, les montagnes, les villes et les villages avec leurs rues tortueuses, leurs places ombragées, leurs vielles pierres chargées d’histoire. C’était un pays où il faisait bon vivre.
La vie n’était pas toujours facile pour tout le monde mais tous étaient vaguement conscients d’être des privilégiés. On était peut-être moins riches que les gens du Nord mais on n’arrivait pas à les envier! Au contraire on les plaignait.


Il arrivait que l’on s’enflamme mais c’était généralement en paroles, c’était souvent un feu de paille ; et on revenait vite à la vie paisible. Trop paisible ?


Il fallait bien élire des chefs ; généralement le pays se choisissait des chefs à son image. Tranquilles. Trop tranquilles?

Un jour, par accident, par lassitude, par indifférence, un chef d’un nouveau genre fut choisi. Jeune, intelligent, instruit, courageux, dynamique, tacticien, volontaire mais surtout ambitieux et manipulateur. Il voulait mettre le pays à son service. Sa recette était très simple… et très efficace.
Il fallait de l’argent, le nerf de la guerre, comme chacun sait. Ce fut fait en pressurant une minorité de citoyens étiquetés « riches propriétaires » et en mettant au point un mécanisme, flou mais élaboré, d’achat et de revente de terrains et de logements, générateur de profits substantiels.
Il fallait pouvoir s’appuyer sur un clan dévoué sûr et fidèle capable de faire fonctionner les différents mécanismes soigneusement mis en place. Ce fut fait en utilisant la famille – au sens large- et en achetant les talents indispensables.
Il fallait s’attirer la bienveillance des gens les plus actifs. Ce fut fait en subventionnant les associations et en les couvrant de louanges aussi longtemps qu’elles n’étaient pas critiques du pouvoir en place.
Il fallait s’attirer la bienveillance ou, à tout le moins, la passivité des autres. Ce fut fait grâce à un savant mélange de flatterie, d’assistance calculée, de fêtes étourdissantes, de services « gratuits » bien ciblés et mis en scène.

Pendant longtemps cette stratégie se révéla payante. Le chef, de plus en plus habile et expérimenté, tenait son monde bien en main ; il excellait à réprimer les tentatives de rébellion. Il adorait faire étalage de son savoir-faire dans ce domaine, n’hésitant pas à ridiculiser en public ceux qui, même de sa famille, osaient un début de critique.

Mais après trente ans de règne, alors qu’il ne donnait aucun signe de vouloir se retirer en douceur, le climat commençait à changer. Et des élections approchaient. D’habitude ce n’était pas un problème car l’opposition était divisée et la machine du chef était bien huilée. Il n’y avait pas de surprise. Mais là, dans une élection périphérique, il venait d’y avoir une petite alerte qui avait pris tout le monde de court. Et le chef avait donné des signes de lassitude. Ses dérapages commençaient à effrayer même ses fidèles électeurs. Des membres de sa « famille », d’ordinaire serviles mais sentant le danger, tentaient maintenant de se démarquer.



Heureusement, il pouvait toujours compter sur l’opposition dont la priorité, comme d’habitude, était de se déchirer. Grâce à elle, il savait qu’il n’y avait pas péril en la demeure.



Néanmoins il fallait resserrer les boulons.


A suivre

SD




PS : Martine PETITOUT et l’Association des Contribuables de l’Hérault s’apprêtent à diffuser un court métrage présentant la gestion de la ville sous un jour original.
Attention, là, ce n’est pas un conte...

16:40 Publié dans Actualités , Démocratie , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales

20 septembre 2007

LA GESTION FMV A L'INDEX


La Chambre Régionale des Comptesmedium_gaston.jpg

épingle

la gestion

Frèche/Mandroux/Vézinhet




C'est le sujet qui sera traité au prochain


CAFE-CITOYEN POUR UN PROJET MONTPELLIERAIN


Brasserie "Le Dôme"
Angle cours Gambetta/avenue Clémenceau
MONTPELLIER

le jeudi 4 octobre
de 18h30 à 20h



entrée libre





16:45 Publié dans Actualités , Débat/Forum , Démocratie , Economie , Economie, emploi , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

22 août 2007

UNE GRANDE MOSQUEE...

medium_img_190.2.jpgIl y a actuellement environ 2000 mosquées en France, dont 15 peuvent accueillir plus de 1000 fidèles et sont qualifiées de "grandes". Les autres sont des salles parfois très modestes de tailles très variables.
Après Paris, Reims, Lyon, Bordeaux, Nantes, les autres... et bientôt Marseille


voulons nous avoir une nouvelle -grande- mosquée à Montpellier ?



medium_img_191.3.jpgC’est un sujet particulièrement délicat ;on est loin, en effet, de l’enthousiasme populaire qui avait prévalu lors de l’inauguration de la grande mosquée de Paris en 1926, érigée en hommage aux milliers de musulmans morts pour la France lors de la première guerre mondiale !medium_img_188.2.jpg
Le sujet est devenu complexe, passionné, passionnel.
Est-il d’ailleurs possible d’avoir sur un tel sujet, où la foi joue un rôle prépondérant, une approche rationnelle et objective ?



Alors? La grande mosquée de Montpellier ?

Une adhérente de l’Association des Contribuables de l’Hérault que nous nommerons Marie-Anne pour préserver son anonymat, nous a fait parvenir quelques commentaires et opinions éclairés. Son père et elle ont vécu longtemps au Maroc ; ils parlent arabe et ont conservé de nombreux amis dans plusieurs pays arabes. Ils mettent l’accent sur les problèmes créés par la référence permanente à l’islam, religion très particulière et mal connue de la plupart d’entre nous. Ils insistent tous deux sur la nécessité pour nous d’être très ouverts, respectueux et coopératifs avec la communauté arabe sans pour autant renoncer à nos valeurs, notre histoire, notre dignité, sans céder aux provocations des islamistes intégristes et sans être trop naïfs.

Vous pouvez consulter :
- la lettre de Marie-Anne à son député
- la lettre de son père à ce même député
- un résumé du livre « Les islamistes sont déjà là »
- une chronique d’Ivan Rioufol parue dans le Figaro du 15/1/05

D’autres références intéressantes :
- un article de Marion Festraëts dans l’Express du 14/12/00
- un article de J. Molénat dans le Nouvel Observateur du 19/6/03 « Vivre ensemble à Montpellier »


Alors ? La grande mosquée de Montpellier ?

Ne s’agit il pas là aussi, avant de s’étriper ou avant de décider, de bien connaître les faits et de répondre à quelques questions essentielles :
- combien de musulmans et de musulmans pratiquants à Montpellier ?
- La construction d’une « grande » mosquée va-t-elle favoriser l’intégration de la communauté musulmane ?
- Montpellier compte actuellement quatre mosquées et au moins sept lieux de prière ; que manque t-il pour que nos amis musulmans puissent pratiquer leur religion dans des conditions décentes mais discrètement? rien du tout ? des lieux de prière ? des « petites » mosquées de quartier ? une « grande » mosquée cathédrale ?
- Qui représente les musulmans de Montpellier ?
- Qui doit décider, finalement ?
- Qui doit payer ? le financement par des fonds étrangers est-il souhaitable ?
- comment garantir que ces installations ne seront pas utilisées pour faire du prosélytisme en faveur de l’islamisme ?
- faut il contrôler les imams ? si oui qui ? comment ?
- faut il exiger la réciprocité des pays arabes ?


Alors ? La grande mosquée de Montpellier ?

Lancer un tel projet de « grande » mosquée sera nécessairement perçu par de nombreux "non musulmans" comme une provocation, une capitulation devant les islamistes… ou une manœuvre électorale.
Plutôt que de favoriser l’amitié et l’intégration cette solution de facilité exacerbera les divergences et accentuera le repli sur soi.

En aucune manière le respect, l’amitié et le devoir de solidarité que nous devons aux musulmans modérés n’impliquent que nos élus favorisent un tel projet grandiose, diviseur ... et clientéliste.




SD

16:49 Publié dans Actualités , Démocratie , Fiscalité locale , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : islam, islamisme, musulman, mosquée

03 juillet 2007

LE BONHEUR

Comment mesurer le bonheur ?


Les gazettes nous informent ces jours-ci que des économistes du monde entier ont tenté, à la demande de l’OCDE, de répondre à cette question bien embarrassante. Un scientifique hollandais, le professeur Ruut Veenhoven, de l'université Erasmus de Rotterdam, a élaboré une base de données mondiale sur le bonheur (World database on Happiness) qui comprend des données de 95 pays. Il constate que les gens les plus heureux sur terre sont les Danois, avec un indice de satisfaction de 8,2 sur 10, devant les Suisses (8,1 sur 10). La Grande-Bretagne ( 7,1) et l’Allemagne (7,2) font bonne figure. La France (6,5 sur 10) est dans la moyenne. Consultez la synthèse du rapport ici

«Les pays heureux sont ceux qui sont riches, avec une économie compétitive, ils sont démocratiques, bien gouvernés (...), ce sont ceux où règnent l'égalité des sexes et la tolérance, où les gens sont libres de rechercher le mode de vie qui leur convient le mieux», explique le chercheur.

Et si on faisait cette étude au niveau de notre région ?


- région riche ?

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Il nous reste du chemin à parcourir !
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Pour l’instant nous sommes en queue de peloton quels que soient les indicateurs choisis!.
Les annonces triomphalistes qui se succèdent depuis des années (du genre « Montpellier , meilleure pépinière d’entreprises mondiale ») cachent mal la stagnation du tourisme ou les soubresauts inquiétants de nombreuses entreprises locales (Well, Périer, Jalatte, Dell…)

- démocratique ?
Ce n’est pas le qualificatif qui vient spontanément à l’esprit pour qualifier la gestion de notre région, sauf à prendre le qualificatif « démocratique » dans l’acception qu’il avait dans «République Démocratique d’Allemagne»

- bien gouvernée ?
Malgré nos présidents locaux, expérimentés et visionnaires, notre retard en matière d’infrastructures de transport, d’élimination des déchets, de vitalité économique, de démocratie… reste flagrant.hmmini.jpg

- égalité des sexes ?
Bon, nous avons Hélène MANDROUX; mais est-ce suffisant ?

- tolérance ?
Le président de Région clame
«les opposants, on les brisera menu»;
sale temps pour la tolérance en Languedoc-Roussillon !

A priori, si le professeur Ruut Veenhoven n’est pas un fantaisiste (il n’en a pas l’air d’après ce document ) nous ne devrions pas nous sentir particulièrement heureux dans cette région.

Mais rassurez vous, la presse locale le claironne à toute occasion, le Languedoc-Roussillon, le département de l’Hérault, la communauté d’agglomérations de Montpellier et la ville de Montpellier sont très bien gérés et les gens sont heureux. D’ailleurs, comme dans l’ancienne Allemagne de l’Est, ils plébiscitent leurs dirigeants lors des élections et, interrogés sur les nombreuses réalisations somptueuses de leurs élus ( usine de méthanisation, nouvelle mairie de Montpellier, serre tropicale, tramway, stade de rugby, archives départementales etc.) , ils ne tarissent pas d’éloges sur eux. Mais, pour être honnête, il faut dire que de nombreux jeunes ont déjà « voté avec leurs pieds » en s’exilant vers des régions plus accueillantes envers ceux qui s’obstinent à vouloir vivre de leur travail. Ceux qui restent, souvent « consommateurs de loisirs » mais pas ou peu payeurs, sont, apparemment, assez satisfaits.

Peut être sont ils même effectivement heureux ?

SD

18:50 Publié dans Actualités , Démocratie , Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

26 juin 2007

PANEM ET CIRCENSES


Pas d’outrance, pas d’excès, pas de provocation.



Ce samedi 23 juin 2007, notre auguste président régional multicartes (vidéo ici) fait dans la retenue, dans la sobriété, dans la tolérance et dans l’œcuménisme. Il inaugure le fameux stade de rugby du 21ème siècle, en cours de finition dans la partie sud-ouest de la ville.

Il se veut donc modeste – tout est relatif, bien sûr…- , désintéressé, dévoué à la cause des Montpelliérains. Il remercie tout le monde, même son « ami » le président du Conseil Général, même son «amie» la maire de Montpellier. Apparemment le « ruby » le rend plus aimable ou plus amnésique. Il feint de ne pas remarquer l’OVNI qui flotte au dessus de lui. Objet impressionnant de loin, siglé « Agglo de Montpellier » ; en fait une simple baudruche pleine de vent qui regarde les gens de haut .
Quelle impertinence !




Montpellier (c'est à dire lui et ses amis, je suppose) attend ce jour depuis 25 ans... C’est vrai ; il semble très fier de « sa » réalisation. C’est même celle dont il est le plus fier dit-il. C’est donc cela qui manquait pour faire, enfin, de Montpellier une ville prospère et apaisée. En tous cas, à défaut d'aider les chômeurs à trouver du travail, on pourra les distraire. Et ils en seront reconnaissants à notre bien-aimé président régional qui leur a "offert" – oui à ce niveau là offrir est facile ; c’est avec l’argent des autres - ce magnifique stade censé favoriser la propagation des fameuses "valeurs du rugby". Il ne faut pas sous-estimer l’aspect civique de cette dépense qui contribuera à l’éducation du peuple !
Un autre président multicartes et tous-terrains, mais de moindre importance et qui a «offert» moins, a pu profiter du micro lui aussi. Sans doute se disait il au départ que, quitte à gaspiller l’argent public, il préférait le faire sur des projets bien à lui, comme celui des Archives Départementales, plutôt que dans les projets de son « ami » qui, comme d’habitude, tirerait la couverture à lui. Mais, en vieux renard de la politique, il avait quand même mis au pot du stade quelques menus millions d’euros. Cette modeste obole lui permettait donc aujourd’hui de prendre la parole et de défendre, crinière blanche au vent, la bonne vieille rhétorique d’autrefois : « temple du rugby » ; « saisissant » ; « ode à la beauté » etc. Dans son élan il n’hésitait pas à nous dévoiler ce qui le guide : offrir la fête et le plaisir. Après avoir rappelé à l’assistance quelques fêtes et festivités en cours ou à venir ces jours-ci ( fête de la musique, festival du théâtre d’Ô, festival de danse à Grammont etc. La liste est interminable dit-il…) il explique que la ville « porte le plaisir dans sa manière d’être », qu’elle offre un « concert de plaisirs ». Sentencieusement il précise : "quand je reçois des décideurs et des investisseurs susceptibles de s'implanter ici, ils me demandent ce que le département de l’Hérault peut offrir comme plaisirs aux futurs ouvriers et employés ». Vous pourriez penser qu’avec sa liste déjà interminable de plaisirs actuels notre président départemental dispose déjà d’une bonne force de frappe. Eh bien non ; il manquait le stade de rugby qui devrait être l’argument supplémentaire qui va, enfin, faire pencher la balance du bon côté pour notre département. Donc, malgré les apparences, lui aussi (eux aussi devrais-je dire car il a plusieurs casquettes dorées), mène, à sa manière, une lutte acharnée et pertinente contre le chômage.
L’hédonisme n’est donc pas incompatible avec le socialisme …
Le cynisme, en tous cas, ne l’est plus depuis longtemps.

Ce n’est pas le cas de notre bonne maire ; un ami me confie : Cynique ta maire ? Tu n’y es pas; au contraire, le rugby la rafraîchit et la rajeunit. Regarde, aujourd’hui, c’est une gamine; elle frétille, elle s’émerveille devant la beauté du stade; magnifique ; fa-bu-leux ; mer-veil-leux ; ses yeux brillent, elle se voit déjà riche grâce aux retombées économiques du championnat. Pense un peu, elle l’a annoncé fièrement : la place de la Comédie va être la buvette du stade pendant les championnats ! Effectivement, on la sent prête à aller tenir le bar en cas de coup de feu trop intense ! Elle rêve à cette manne de pourboires laissés par les généreux supporters étrangers en goguette qui ne manqueront pas de l’aider à rester la maire meilleure gestionnaire de France , au moins.


Beaucoup d’autres personnalités importantes se sont auto-congratulées, se sont mutuellement félicitées et ont exprimé leur admiration réciproque.
C’était une bien belle réunion de famille, en toute simplicité, en toute convivialité. Comme il sied à de valeureux défenseurs des valeurs du rugby.
Elle s’est conclue par de joyeuses rafales de pétards et des lancers de confettis automatiques. Tout le monde était HEU-REUX. Un peu décontenancé par cette allégresse artificielle je me suis esquivé avant la fin des réjouissances. Gageons que, dans la grande tradition montpelliéraine, un copieux buffet avait été prévu pour permettre à nos orateurs et à leurs amis de se goberger aux frais de la princesse.


Du pain et des jeux. Les bonnes vieilles recettes sont les meilleures, surtout juste avant les élections.


Ils n'ont pas fini de nous faire les poches pour nous "offrir" de splendides équipements que personne ne demande…Serre tropicale, pôle multisports, centre d’art contemporain, etc. Un feu d’artifices d’inaugurations en perspective ! D’ailleurs notre bon président régional nous a prévenu. Il continue de se décarcasser pour nous.
Nous allons encore être gâtés.


Serge

PS1 : A propos savez vous ce que sont les « valeurs du rugby » ? J’ai lu que la première est le sens de l’humilité et de la simplicité.
Mais ça doit varier avec les régions…
PS2 : Le stade peut accueillir 12000 spectateurs. Samedi ils n’étaient que quelques milliers, venus en famille, paisibles ; ils n’avaient rien à payer, il faisait beau, ils n’avaient pas d’horaire fixe ; bref ils étaient détendus. Ils ont accepté sans broncher de patienter dans les bouchons sur les routes et ronds-points du voisinage. Qu’en sera-t-il si, un jour, il y a vraiment 12000 spectateurs ? Bien sûr nous avons un tramway-miracle. Mais la ligne est à 1 km ; il faut marcher. Les « valeurs du rugby » les convaincront ils qu’un kilomètre à pied est un exploit à leur portée ! J’en doute. Gare à la thrombose les jours de match !
PS3 : Le montpelliérain lambda ne peut que rester sceptique devant ce nouveau projet, démesuré pour une région pauvre, ( investissement de 63 millions d’euros et aussi, personne n’en parle, frais de fonctionnement à l’avenant). Ce stade était-il un investissement prioritaire pour la ville ? Apparemment rien n’est moins sûr. Montpellier dispose déjà dans le quartier de la Mosson d’un stade moderne de plus de 35000 places , c'est-à-dire très largement dimensionné pour le foot (il n’a jamais fait le plein de spectateurs jusqu’à présent…) ; ce stade, remis à neuf en 1997 à l’occasion de la coupe du monde de football, a encore été amélioré cette année pour pouvoir accueillir quatre rencontres du championnat du monde de rugby 2007 en septembre ; nous avions donc là des installations sportives polyvalentes, surdimensionnées, sous-utilisées, situées un peu à l’écart des zones résidentielles. Renoncer à optimiser l’emploi de ces installations et privilégier la construction ex nihilo d’un stade spécifique au rugby est une décision irrationnelle motivée par des arrière-pensées peut-être un brin clientélistes , à moins que ce ne soit qu'un nouveau joujou. C’est en tous cas bel exemple de décision prise « en haut » et imposée «démocratiquement » aux citoyens-contribuables.
PS4 : A supposer même que la construction d’un nouveau stade de rugby soit indispensable, pourquoi l’implanter en ville ? Pourquoi bétonner davantage dans une ville déjà asphyxiée? Pourquoi compliquer encore les problèmes de circulation et de sécurité déjà aigus alors que la solution de bon sens est d’insérer ces installations un peu à l’écart des zones résidentielles comme le font les autres villes , probablement sous-douées et moins visionnaires, mais terriblement plus soucieuses du bien-être de leurs habitants. Mais …chutt…. Ne gâchons pas la fête de nos pontifes !

01:55 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Démocratie , Economie , Environnement , Fiscalité locale , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

23 mai 2007

Georges FRÊCHE, grandes heures et décadence...

Le "café-citoyen" prévu en Juin est remplacé par un


Diner-débat

au Mas de Saporta à LATTES (Plan d'accès ici)
le 20 Juin 2007 à 20 heures


Au programme:

- Présentation par Karim MAOUDJ, journaliste au Midi Libre, de son livre


Georges FRÊCHE,


grandes heures et décadence (critique: ici)



- Débat:


Le "Frêchisme" survivra t-il à


Georges FRÊCHE?





Participation (incluant le repas): 26,50 euros/personne

Réservation indispensable
au 04 67 03 44 44

11:55 Publié dans Actualités , Débat/Forum , Démocratie , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

09 mars 2007

18 PROPOSITIONS POUR UNE CONTRIBUTION CITOYENNE AUX ELECTIONS


L'un des principaux sujets de la dernière campagne pour l'élection présidentielle était l'organisation décentralisée de la France. Portée par Jean Pierre RAFFARIN, la décentralisation étape II devait engendrer davantage de proximité dans la prise de décision et aussi des économies d'impôts.

Mais 5 ans plus tard nous devons bien nous rendre à l'évidence, la décentralisation qui donne la libre administration et l'autonomie financière et fiscale aux élus en charge de l'exécutif dans les différentes collectivités n'a pas honoré ses promesses.

La démocratie est plus que jamais bafouée; certes, les lois sur la démocratie de proximité sont respectées mais tout est organisé pour que le citoyen ne s'en mêle pas et, vu la complexité des affaires publiques, on comprend qu'il s'en détourne.

La nouvelle décentralisation a mis en place de grands féodaux avec des pouvoirs de plus en plus importants et des contrôles de plus en plus rares.

Quant à nos impôts locaux, c'est l'explosion! Et on voit mal comment s'en sortir sans améliorer le système; cela passe par des lois très strictes. Comment convaincre les élus tout puissants de restreindre leurs dépenses? Un pourcentage très important d'électeurs est exonéré partiellement ou en totalité de la taxe d'habitation; quant au foncier ce sont les propriétaires qui s'en acquittent et il y a dans les grandes villes de plus en plus de locataires (70 % à Montpellier !!!). Dans ces conditions, la sanction des urnes joue difficilement !

C'est pourquoi, en attendant une réforme en profondeur de nos institution pour alléger le système, l'ACH34 présente ses


18 propositions
aux candidats à la présidentielle et aux législatives.



L'accent est mis sur les 5 propositions jugées prioritaires par nos adhérents :
en premier : non cumul des mandats, ensuite, limitation du taux des impôts communaux, documents de gestion publique sur internet, interdiction du hors-compétence, suppression des départements


l'ASSOCIATION DES CONTRIBUABLES DE L'HERAULT
&
MONTPELLIER AUX CITOYENS
vous invitent au prochain "Café Contribuables"
au Dôme
2. avenue G. Clemenceau à Montpellier

le mercredi 14 mars 2007 de 18 h 30 à 20 h

pour présenter leur contribution citoyenne pour les élections présidentielle et législatives de l'Hérault sous la forme de
18 propositions aux candidats

élaborées sur la base des travaux de l'ACH depuis de nombreuses années et des échanges avec le public des cafés.

IL EST IMPORTANT DE PARTICIPER !



Martine Petitout
Tél. 04 67 03 44 44 ou 06 61 81 62 15

07:35 Publié dans Actualités , Démocratie , Economie, emploi , Environnement , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique , Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : décentralisation, impôts, démocratie, réforme, montpellier

16 février 2007

PREEMPTION & EXPROPRIATION POUR 100 000 HABITANTS DE PLUS !!!


Droit de préemption urbain renforcé sur Malbosc, Ovalie, Grisettes, Consuls de Mer, Jacques Coeur, Parc Marianne et Jardins de la Lironde et Grand Coeur & droit de préemption urbain sur les anciennes ZAD Jacques Coeur, Euromédecine, Eurocité Est, Puech Chevalier, Mosson et Malbosc
Le droit de préemption est exercé par la Mairie lorsqu'un bien a trouvé un nouvel acquéreur, au motif de réaliser, dans l'intérêt général, des actions ou opérations d'aménagement destinées à mettre en oeuvre une politique locale de l'habitat.... Il peut être également exercé pour constituer des réserves foncières pour réaliser ces opérations immobilières. Le droit de préemption renforcé est étendu aux lots de copropriétés.

Derrière l' « intérêt général » et la « crise du logement », le clan des élus Montpelliérains au pouvoir, assisté de la SERM, défend ses intérêts particuliers :
medium_serm1.jpg
plus il y a de m2 construits sur la commune, plus il y a d'impôts à dépenser. Et cet argent facilement gagné sert à «acheter», sans beaucoup de contrôle démocratique, la coopération des uns et des autres.



Sous prétexte de réserves foncières, on assiste à une véritable collectivisation des terres, et plus largement des immeubles, avec pour conséquence une spoliation des propriétaires qui se voient proposer des prix inférieurs aux medium_serm1.jpgprix du marché, sans que pour autant les prix de vente du neuf baissent. Car la SERM qui a le quasi-monopole de l'aménagement foncier sur Montpellier est fort budgétivore et revend les terrains aménagés et autres immeubles au prix fort en toute opacité.

Avec le droit de préemption urbain, et encore davantage la préemption renforcée et l'expropriation, la medium_700ha.jpgmairie de Montpellier peut contrôler le marché immobilier. Est-ce le projet démocratique de Georges Frêche et Hélène Mandroux ? Serait-ce pour favoriser la transition de notre pays vers un Etat collectiviste ? Vers un système qui donne
de plus en plus de pouvoir aux décideurs publics locaux pour en faire de vrais féodaux.

18:30 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Environnement , Municipales 2008 , Politique , Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : politique