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29 mars 2008
POINT D'INTERROGATION
Dans son numéro du 26 mars 2008 le Midi Libre rend compte de l'audience du tribunal administratif de la veille consacrée à l'affaire des subventions aux associations franc-maçonnes.
C’est sans doute par prudence que le quotidien régional utilise le
point d’interrogation.
En revanche pour le commissaire du gouvernement l’affaire est claire : rien ne justifie ici l’attribution, par la ville ou la région, de subventions à ces associations franc-maçonnes.
Elles sont donc illégales.
Plusieurs journaux locaux ou nationaux
ont rendu compte de cette séance intéressante ; en effet, c’est la première fois que des contribuables attaquent des subventions accordées à une organisation franc-maçonne.
Nous ne doutons pas que d’ici un mois environ le Midi Libre pourra remplacer le point d’interrogation circonspect par
trois points d’exclamation enthousiastes.
Ajoutons que dans une ville où les subventions de toutes natures constituent l’un des arguments, cachés mais essentiels, des campagnes électorales une telle décision serait appréciée par tous ceux qui n’approuvent pas les manœuvres clientélistes devenues si tristement habituelles sous nos latitudes.
Le tribunal administratif a mis l’affaire en délibéré
SD

12:11 Publié dans Actualités , Associations , Démocratie , Fiscalité locale , Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
21 mars 2008
AFFAIRE ACH CONTRE VILLE ET REGION
Cela fait maintenant plus de trois ans que Martine Petitout et l'ACH34 ont déposé plainte contre la municipalité de Montpellier et la région Languedoc-Roussillon pour attribution illégale de subventions au Centre Culturel Montpellérain (CCM) ,
un "faux-nez" des loges maçonniques de la région.
Tout arrive; c'est mardi prochain, 25 mars, que le tribunal administratif devrait examiner la plainte qui, à l'époque, avait été évoquée par Midi Libre, La Gazette, l'Agglorieuse et les autres et même par la presse nationale.
Beaucoup se réjouirons que cette affaire, pourtant maintes fois évoquées par l'ACH34, n'ait jamais été évoquée lors de la campagne électorale des municipales...
Nous vous tiendrons informés des conclusions du tribunal administratif.

Ci-dessous le communiqué de l'ACH envoyé aux médias.
C’est mardi prochain 25 mars à 9h30 que le tribunal administratif de Montpellier examinera l’affaire qui oppose Martine Petitout et l’association des contribuables de l’Hérault (ACH34) à la région Languedoc-Roussillon et à la commune de Montpellier.
Rappelons que les contribuables ont découvert l’existence de subventions pour un total de plus de 850.000 euros accordées en 2004/2005 par la région L/R et par la commune de Montpellier, sous le couvert d’aides à la vie culturelle, à un mystérieux centre culture montpelliérain (CCM).
Il s’est avéré que ce CCM n’était qu’une ombrelle abritant plusieurs chapelles maçonniques.
L’ACH34 n’a jamais mis en cause les francs maçons qui ont parfaitement le droit de se regrouper et de s’entraider pour autant que leurs activités s’exercent dans le cadre de la loi.
Mais elle soutient que la région L/R et la municipalité de Montpellier se sont égarées en dissimulant des aides non justifiées par l’intérêt régional ou communal.
Outre que ces aides et ces pratiques sont illégales de tels agissements ne peuvent que nourrir les soupçons de clientélisme, de favoritisme et de connivence qui polluent la vie politique locale de notre région et sont, en partie, à la base de l’abstention anormale observée lors des élections municipales . Elles mettent aussi en évidence l’opacité des mécanismes de décision dans ces collectivités territoriales, en contradiction totale avec la transparence et la démocratie revendiquées par ces organismes.
L’ACH34 est confiante en l’issue favorable de ce procès ; mais elle ne pavoisera pas ; on ne peut oublier en effet que :
- environ 500.000 euros seront, peut-être, remboursés aux collectivités locales par le CCM mais les subventions répertoriées s’élèvent à plus de 850.000 euros .
- les mêmes pratiques ont vraisemblablement été utilisées pour favoriser d’autres « associations » et activités sans rapport avec l’intérêt public.
- il n’y a aucune garantie que ces pratiques ne continuent pas…
- les sommes détournées ne seront jamais remboursées aux contribuables.
Pour endiguer la perte de confiance du public envers les élus l’ACH34 appelle tous les gestionnaires d’argent public et tous les élus à ne plus utiliser ou cautionner ces pratiques d’un autre âge qui contribuent à diviser la population et à l’éloigner de la politique.
ACH 34
19:50 Publié dans Démocratie , Fiscalité locale , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10 mars 2008
LIBEREZ LES PUCES OCCASIONNELLES !

Pourtant, à l’évidence, de celui qui vend quelques babioles pour arrondir ses fins de semaines à celui qui y achète ce qu’il ne peut se permettre ailleurs, les puces de Montpellier sont pour beaucoup le marché du pauvre.

Le pauvre des puces, c’est souvent le sans-emploi qui retrouve un semblant de vie professionnelle en jouant au vendeur du dimanche ou celui qui met toute sa fierté à acheter pour un prix dérisoire plutôt que de mendier. Chacun sa dignité !
Les puces de Montpellier, c’est aussi le bazar de ceux qui vendent plutôt que de jeter les surplus de notre société de consommation. Qui ne rêve de débarrasser ses armoires des fringues assez-vues-et-pourtant-jamais-portées ? L’un récupère trois sous en faisant plaisir à l’autre (pour ceux qui ne suivraient pas : l’autre est celle qui achète vos fringues qu’elle n’a jamais vues auparavant et qu’elle mettra enfin ! ). Chacun y trouve son compte pour un prix symbolique. Les puces sont ainsi un excellent mode de recyclage !
Ce marché est bourré de vertus sociales et économiques.

Il en a d’ailleurs tant que son accès aux vendeurs « à pied » est une singulière épreuve de mérite :
-débourser 12 € le mercredi matin, au seul guichet de la Paillade, sans savoir s’il ne pleuvra pas le dimanche, s’il sera possible de déballer…
Quoi qu’il advienne les places ne sont pas remboursables !
- Enfin si le temps le permet, en arrivant très tôt le dimanche il est envisageable de ne perdre qu’un ou deux euros dans la matinée. La recette dépend du volume de marchandises que l’on peut transporter sur son dos.
Dépenser à coup sûr 12 € pour tenter d’en «gagner » 10 ou 11, aucun bon gestionnaire ne s’y hasarderait.
Voilà pourquoi tant de vendeurs occasionnels bravent tous les risques, défient la police, entrent en fraude, refusant de payer un droit d’entrée prohibitif à la mairie.
Le voyage en tramway gratuit à Montpellier, pourquoi pas ? L’accès aux puces gratuit pour tous les vendeurs occasionnels montpelliérains aussi !!
CP
13:20 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe , Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05 mars 2008
BONNET D'ANE DE LA GESTION MUNICIPALE A HELENE MANDROUX ?
Fin février, le dernier classement « Challenges » des performances des Maires est passé inaperçu. Pourtant Hélène Mandroux a été rétrogradée de la 1ère à la 7ème place. Et même si Challenges titre « Hélène Mandroux tient le cap » la réalité est toute autre. Le Maire de Montpellier, qui a bénéficié d’un taux d’endettement zéro lorsque Georges Frêche lui a confié la mairie, n’a eu de cesse d’augmenter la dépense, ce qui entraîne d’année en année une diminution des fonds propres l’obligeant à emprunter pour boucler des budgets en hausse constante tant au niveau du fonctionnement qu’au niveau de l’investissement. Si cette situation perdure, la dette sera vite transformée en augmentation d’impôts après les élections.
Il convient de préciser que l’étude PES reprise par Challenges
ne tient pas compte des communautés de communes, ce qui arrange bien Hélène ! D'autant que le cas de Montpellier est très particulier puisque l’agglomération a pris de nombreuses dépenses budgétivores, ce qui aurait dû alléger Montpellier,mais Hélène Mandroux est persuadée que la dépense publique est électoralement payante... Jusqu'où sa folie des grandeurs, héritage du grand Georges, la mènera ? Elle peut tout de même s'estimer heureuse que les comptes ville + agglo ne soient pas consolidés, car c'est un bonnet d'âne qu'elle devrait coiffer !
Challenge relève, tout comme la dernière lettre d’observation de la Chambre Régionale des comptes que la fiscalité locale de Montpellier est très élevée.
Quelles sont donc les marges de manœuvre pour Montpellier et son agglomération ?

Pour la ville : pas question d’augmenter une fiscalité avec une Taxe d’habitation supérieure de 48 % à la moyenne France et une Taxe Foncière /bâti supérieure de 60 %. Pas question non plus d’augmenter les dépenses d’investissements (pourtant + 15 % en 2008 avec 116 M€) dans une ville suréquipée. Il faudrait même les baisser pour emprunter moins, alors qu’Hélène Mandroux a fait un choix inverse.
L’endettement de la ville est de 38 M€ au 1er janvier 2008, il progressera très nettement d'ici la fin de l'année à cause de l'emprunt 2008 de 52M€).
Pour Montpellier-agglomération, c’est beaucoup plus grave : la dette atteint le niveau de 550 M€. Voilà pourquoi Georges Frêche veut à tout prix créer sa méga communauté urbaine : les finances manquent pour tous les grands projets du visionnaire, il espère donc des dotations de l’Etat beaucoup plus élevées et une assiette fiscale plus vaste.
La semaine dernière un article des échos précisait les dépenses d’investissement des grandes villes de France, voici les chiffres très éloquents :

Nous savons donc pourquoi nous payons…. Montpellier et son agglomération sont gérés par des flambeurs pour qui rien n’est trop beau grâce à l’argent des autres. Les grandes villes de France qui dépensent moins et bénéficient donc d’une fiscalité moindre ne sont pas moins bien gérées que Montpellier !
La solution : Eradiquer les gaspillages et limiter les investissements publics pour les contenir dans la moyenne nationale. Hélène Mandroux s'abrite derrière le chômage de la ville pour dépenser plus... elle justifie sa gabegie par le fait qu'elle donne du travail aux Montpelliérains.
Mais, ce n’est pas aux contribuables de perfuser les entreprises privées par des commandes publiques inutiles et des subventions. Il est préférable de baisser la fiscalité locale pour redonner du pouvoir d’achat aux particuliers et alléger les charges des entreprises, ce qui créera de l'emploi directement.
Avec l’équipe en place, on est sûr du résultat… une fuite en avant qui mène notre ville à la catastrophe et des lendemains qui déchantent car depuis 31 ans les conditions de vie des Montpelliérains se dégradent : chômage 20 % + 8,5 % de Rmistes... en stagnation depuis 20 ans, crise du logement, qualité de vie en berne, revenus moyens parmi les plus faibles de France, fiscalité la plus élevée des villes de + 200000 habitants, saleté de la ville, déplacements difficiles à cause de l'absence de vraie rocade et de transports en commun inadaptés, bétonnage de la ville, attribution des marchés publics discutable, manque de crèches et de maisons de retraite, absence de démocratie..... ouf !
Il est temps de changer d'air !
Martine Petitout
12:45 Publié dans Démocratie , Economie, emploi , Fiscalité locale , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





