16/05/2008
LES FRANCS-MACONS DEVRONT REMBOURSER !
Par jugement en date du 22 avril 2008, le Tribunal Administratif de Montpellier a donné raison à l’Association des Contribuables de l’Hérault en annulant deux subventions allouées au Centre Culturel Montpelliérain regroupant plusieurs loges maçonniques. La première, pour un montant de 443 000 € avait été votée sur le budget 2005 de la ville de Montpellier, l’autre d’un total de 60 000 € votée fin 2005 au Conseil Régional.
La subvention de la ville devait servir des travaux dans le temple Bosserville pour le rendre accessible au public. Or, ce temple n’a jamais été ouvert au public avant le recours de l’ACH ! Et à ma connaissance il n’a été ouvert qu’une fois…. Tout comme le temple de GAROSUD qui a bénéficié des largesses de la ville et de la région (gestion Blanc et Frêche) !
Ajoutons que le Temple Bosserville a été donné au Centre Culturel Montpelliérain par bail emphytéotique de 99 ans pour un loyer symbolique à charge du preneur d’entretenir le bâtiment. Ce bail est déjà une subvention annuelle d’importance.
Quant à la subvention de la région une bonne partie est motivée par l’achat de matériel artistique !!!
Pour les contribuables, il est insupportable de voir l’argent public dépensé pour faire plaisir à une communauté dans le but d’un renvoi d’ascenseur électoral, d’autant que de nombreux Conseillers Municipaux de Montpellier sont recrutés dans les loges (50 %, gauche, droite confondues, paraît-il). Ils se votent donc des subventions à eux-mêmes ! Un comble….
Les francs-maçons sont plutôt des privilégiés et sont en général recrutés pour leur position sociale et professionnelle, ils n’ont donc pas besoin de nos impôts pour mener à bien leurs recherches philosophiques !
LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A RETENU L’ABSENCE D’INTERET LOCAL :
« Considérant……. Qu’il ne ressort pas des pièces du dossier que l’utilisation de ce bâtiment, qui n’est pas ouvert à la population, réponde aux besoins de la population locale compte tenu de son utilisation par les membres de ladite association, qui regroupe dix associations d’obédience maçonnique, dont les conditions d’entrées ont un caractère restrictif ou, que le matériel artistique dont il s’agit soit mis à la disposition du public…..
Rappelons que ces jugements sont contre la ville de Montpellier et contre la région Languedoc Roussillon (Frêche/Mandroux) pour mauvaise utilisation de l’argent public et non contre la franc-maçonnerie dont les buts sont louables à condition de respecter l’éthique. Evidemment, par ricochet, le Centre Culturel Montpelliérain sera touché puisque c’est lui le bénéficiaire qui devra rembourser…..
Contribuables, vous pouvez compter sur l’Association des Contribuables de l’Hérault pour veiller au remboursement de ces 500 000 € qui pourront être mieux utilisés.
Martine Petitout
09:40 Publié dans Actualités, Démocratie, Fiscalité locale, Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : franc-maçonnerie, politique, subventions, montpellier, frêche, mandroux, impôts
29/03/2008
POINT D'INTERROGATION
Dans son numéro du 26 mars 2008 le Midi Libre rend compte de l'audience du tribunal administratif de la veille consacrée à l'affaire des subventions aux associations franc-maçonnes.
C’est sans doute par prudence que le quotidien régional utilise le
point d’interrogation.
En revanche pour le commissaire du gouvernement l’affaire est claire : rien ne justifie ici l’attribution, par la ville ou la région, de subventions à ces associations franc-maçonnes.
Elles sont donc illégales.
Plusieurs journaux locaux ou nationaux
ont rendu compte de cette séance intéressante ; en effet, c’est la première fois que des contribuables attaquent des subventions accordées à une organisation franc-maçonne.
Nous ne doutons pas que d’ici un mois environ le Midi Libre pourra remplacer le point d’interrogation circonspect par
trois points d’exclamation enthousiastes.
Ajoutons que dans une ville où les subventions de toutes natures constituent l’un des arguments, cachés mais essentiels, des campagnes électorales une telle décision serait appréciée par tous ceux qui n’approuvent pas les manœuvres clientélistes devenues si tristement habituelles sous nos latitudes.
Le tribunal administratif a mis l’affaire en délibéré
SD

12:11 Publié dans Actualités, Associations, Démocratie, Fiscalité locale, Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
21/03/2008
AFFAIRE ACH CONTRE VILLE ET REGION
Cela fait maintenant plus de trois ans que Martine Petitout et l'ACH34 ont déposé plainte contre la municipalité de Montpellier et la région Languedoc-Roussillon pour attribution illégale de subventions au Centre Culturel Montpellérain (CCM) ,
un "faux-nez" des loges maçonniques de la région.
Tout arrive; c'est mardi prochain, 25 mars, que le tribunal administratif devrait examiner la plainte qui, à l'époque, avait été évoquée par Midi Libre, La Gazette, l'Agglorieuse et les autres et même par la presse nationale.
Beaucoup se réjouirons que cette affaire, pourtant maintes fois évoquées par l'ACH34, n'ait jamais été évoquée lors de la campagne électorale des municipales...
Nous vous tiendrons informés des conclusions du tribunal administratif.

Ci-dessous le communiqué de l'ACH envoyé aux médias.
C’est mardi prochain 25 mars à 9h30 que le tribunal administratif de Montpellier examinera l’affaire qui oppose Martine Petitout et l’association des contribuables de l’Hérault (ACH34) à la région Languedoc-Roussillon et à la commune de Montpellier.
Rappelons que les contribuables ont découvert l’existence de subventions pour un total de plus de 850.000 euros accordées en 2004/2005 par la région L/R et par la commune de Montpellier, sous le couvert d’aides à la vie culturelle, à un mystérieux centre culture montpelliérain (CCM).
Il s’est avéré que ce CCM n’était qu’une ombrelle abritant plusieurs chapelles maçonniques.
L’ACH34 n’a jamais mis en cause les francs maçons qui ont parfaitement le droit de se regrouper et de s’entraider pour autant que leurs activités s’exercent dans le cadre de la loi.
Mais elle soutient que la région L/R et la municipalité de Montpellier se sont égarées en dissimulant des aides non justifiées par l’intérêt régional ou communal.
Outre que ces aides et ces pratiques sont illégales de tels agissements ne peuvent que nourrir les soupçons de clientélisme, de favoritisme et de connivence qui polluent la vie politique locale de notre région et sont, en partie, à la base de l’abstention anormale observée lors des élections municipales . Elles mettent aussi en évidence l’opacité des mécanismes de décision dans ces collectivités territoriales, en contradiction totale avec la transparence et la démocratie revendiquées par ces organismes.
L’ACH34 est confiante en l’issue favorable de ce procès ; mais elle ne pavoisera pas ; on ne peut oublier en effet que :
- environ 500.000 euros seront, peut-être, remboursés aux collectivités locales par le CCM mais les subventions répertoriées s’élèvent à plus de 850.000 euros .
- les mêmes pratiques ont vraisemblablement été utilisées pour favoriser d’autres « associations » et activités sans rapport avec l’intérêt public.
- il n’y a aucune garantie que ces pratiques ne continuent pas…
- les sommes détournées ne seront jamais remboursées aux contribuables.
Pour endiguer la perte de confiance du public envers les élus l’ACH34 appelle tous les gestionnaires d’argent public et tous les élus à ne plus utiliser ou cautionner ces pratiques d’un autre âge qui contribuent à diviser la population et à l’éloigner de la politique.
ACH 34
19:50 Publié dans Démocratie, Fiscalité locale, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05/03/2008
BONNET D'ANE DE LA GESTION MUNICIPALE A HELENE MANDROUX ?
Fin février, le dernier classement « Challenges » des performances des Maires est passé inaperçu. Pourtant Hélène Mandroux a été rétrogradée de la 1ère à la 7ème place. Et même si Challenges titre « Hélène Mandroux tient le cap » la réalité est toute autre. Le Maire de Montpellier, qui a bénéficié d’un taux d’endettement zéro lorsque Georges Frêche lui a confié la mairie, n’a eu de cesse d’augmenter la dépense, ce qui entraîne d’année en année une diminution des fonds propres l’obligeant à emprunter pour boucler des budgets en hausse constante tant au niveau du fonctionnement qu’au niveau de l’investissement. Si cette situation perdure, la dette sera vite transformée en augmentation d’impôts après les élections.
Il convient de préciser que l’étude PES reprise par Challenges
ne tient pas compte des communautés de communes, ce qui arrange bien Hélène ! D'autant que le cas de Montpellier est très particulier puisque l’agglomération a pris de nombreuses dépenses budgétivores, ce qui aurait dû alléger Montpellier,mais Hélène Mandroux est persuadée que la dépense publique est électoralement payante... Jusqu'où sa folie des grandeurs, héritage du grand Georges, la mènera ? Elle peut tout de même s'estimer heureuse que les comptes ville + agglo ne soient pas consolidés, car c'est un bonnet d'âne qu'elle devrait coiffer !
Challenge relève, tout comme la dernière lettre d’observation de la Chambre Régionale des comptes que la fiscalité locale de Montpellier est très élevée.
Quelles sont donc les marges de manœuvre pour Montpellier et son agglomération ?

Pour la ville : pas question d’augmenter une fiscalité avec une Taxe d’habitation supérieure de 48 % à la moyenne France et une Taxe Foncière /bâti supérieure de 60 %. Pas question non plus d’augmenter les dépenses d’investissements (pourtant + 15 % en 2008 avec 116 M€) dans une ville suréquipée. Il faudrait même les baisser pour emprunter moins, alors qu’Hélène Mandroux a fait un choix inverse.
L’endettement de la ville est de 38 M€ au 1er janvier 2008, il progressera très nettement d'ici la fin de l'année à cause de l'emprunt 2008 de 52M€).
Pour Montpellier-agglomération, c’est beaucoup plus grave : la dette atteint le niveau de 550 M€. Voilà pourquoi Georges Frêche veut à tout prix créer sa méga communauté urbaine : les finances manquent pour tous les grands projets du visionnaire, il espère donc des dotations de l’Etat beaucoup plus élevées et une assiette fiscale plus vaste.
La semaine dernière un article des échos précisait les dépenses d’investissement des grandes villes de France, voici les chiffres très éloquents :

Nous savons donc pourquoi nous payons…. Montpellier et son agglomération sont gérés par des flambeurs pour qui rien n’est trop beau grâce à l’argent des autres. Les grandes villes de France qui dépensent moins et bénéficient donc d’une fiscalité moindre ne sont pas moins bien gérées que Montpellier !
La solution : Eradiquer les gaspillages et limiter les investissements publics pour les contenir dans la moyenne nationale. Hélène Mandroux s'abrite derrière le chômage de la ville pour dépenser plus... elle justifie sa gabegie par le fait qu'elle donne du travail aux Montpelliérains.
Mais, ce n’est pas aux contribuables de perfuser les entreprises privées par des commandes publiques inutiles et des subventions. Il est préférable de baisser la fiscalité locale pour redonner du pouvoir d’achat aux particuliers et alléger les charges des entreprises, ce qui créera de l'emploi directement.
Avec l’équipe en place, on est sûr du résultat… une fuite en avant qui mène notre ville à la catastrophe et des lendemains qui déchantent car depuis 31 ans les conditions de vie des Montpelliérains se dégradent : chômage 20 % + 8,5 % de Rmistes... en stagnation depuis 20 ans, crise du logement, qualité de vie en berne, revenus moyens parmi les plus faibles de France, fiscalité la plus élevée des villes de + 200000 habitants, saleté de la ville, déplacements difficiles à cause de l'absence de vraie rocade et de transports en commun inadaptés, bétonnage de la ville, attribution des marchés publics discutable, manque de crèches et de maisons de retraite, absence de démocratie..... ouf !
Il est temps de changer d'air !
Martine Petitout
12:45 Publié dans Démocratie, Economie, emploi, Fiscalité locale, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28/02/2008
CHEFS
L’objectif du chef politique, si l’on en croit Georges FRÊCHE, un orfèvre en la matière, c’est d’assurer sa réélection. Il a très franchement expliqué sa méthode, dite « des petits oiseaux ».
La méthode frêchienne se veut réaliste ; les électeurs sont incapables de réfléchir, de comprendre la complexité des problèmes qui se posent au niveau de la ville. D’ailleurs, ça ne les intéresse pas. Ou ils n’ont pas de temps à y consacrer. Donc il faut réfléchir et décider à leur place. Il faut les convaincre que les décisions prises en leur nom sont les meilleures et qu’ils ont bien de la chance d’avoir un chef aussi clairvoyant et efficace qui ne se préoccupe que de leur bien. Au nom de l’efficacité, le rôle assigné au citoyen de base est d’approuver et de dire merci. Faute de quoi il risque fort de le regretter. Grâce à cette méthode Montpellier a pu avancer à grands pas, il y a eu de grandes réalisations. On a de beaux bâtiments de prestige, un quartier Odysseum impressionnant, de beaux festivals, des ambassades un peu partout dans le monde et, bientôt, une nouvelle mairie hi-tech. Mais a-t-on répondu aux attentes et aux besoins essentiels des Montpelliérains ? Rien n’est moins sûr. Le chômage est trop élevé ; la région est pauvre ; l’économie sous respiration artificielle, la circulation et les transports sont difficiles ; les infrastructures routières, l’assainissement et le traitement des ordures sont en retard, les tensions sociales sont fortes, le climat social est lourd, la presse est en semi-liberté.
La ville vit grâce à des expédients bien connus et rappelés dans les clips vidéos de l’ACH34 visibles ci-dessous.
Il y a bien une autre méthode plus optimiste. Considèrer que les citoyens sont capables de réfléchir et de décider de leur destin pour autant que l’on les y aide. Tenter de rapprocher les gens plutôt que d’exacerber les tensions. Prendre son temps pour expliquer, dégager des convergences et des consensus. Ne pas répugner , pour les grands projets, à présenter plusieurs options au vote des citoyens. Préfèrer aider les gens à être actifs et indépendants plutôt que les maintenir dans des situations d’assistanat servile.
Dans la première méthode on considère que les citoyens sont des médiocres à qui il faut faire peur tout en leur donnant du pain et des jeux pour qu’ils acceptent docilement leur sort. Dans ce contexte quelqu’un qui réfléchit et conteste des choix du chef est un perturbateur qu’il convient d’écraser.
Avec la deuxième méthode le chef a pour ambition de responsabiliser les citoyens et de les aider à faire des choix raisonnés et à en assumer les conséquences.
Pour l’instant les Montpelliérains plébiscitent la méthode « réaliste » et choisissent le chef adapté, chef de cuisine ou chef de bande.
C’est dommage.
SD
08:00 Publié dans Démocratie, Economie, emploi, Municipales 2008, Politique, Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16/02/2008
LE MAÎTRE ET L'ELEVE
Quand Georges FRECHE a désigné "sa" ville « MONTPELLIER la surdouée » il pensait, bien sûr, à lui. Seule sa modestie naturelle l’empêcha d’être plus précis.
En tous cas il a fait tout ce qu’il pouvait pour former son successeur à la mairie et lui apprendre les recettes qui lui permettraient -peut-être- d'acquérir elle aussi ce statut de "surdouée" ou, au moins, d'en donner l'illusion.
La recette phare a été rappelée ce matin sur les antennes d’Europe n°1 dans le cadre de la chronique de Jacques Marseille et Jean-François Kahn.
Pour ceux qui l’auraient oubliée une révision s'impose.
Cliquez sur la photo pour télécharger l'extrait sonore:
En résumé, pour Georges FRÊCHE et ses disciples, les Montpelliérains sont tellement stupides que c’est un jeu d’enfants de les berner et de se faire réélire indéfiniment...

Le plus triste c’est, bien sûr, que les derniers sondages publiés par le Midi Libre semblent lui donner –une fois de plus- raison. Hélène MANDROUX, sa fidèle et très obéissante élève, est bien partie pour remporter haut la main les élections municipales.
A moins que….
A moins que, au moment de s’engager pour 6 années de plus, les Montpelliérains sortent enfin de leur léthargie et se posent les questions suggérées par Jacques MARSEILLE. Ils se rendront compte alors que, malgré les impôts locaux stratosphériques, nous sommes toujours la région de France la plus pauvre, nous avons toujours à Montpellier l’un des taux de chômage les plus élevés. Ils verront que les gens modestes ne sont pas mieux traités que dans de nombreuses autres villes, que la circulation n'est pas plus facile qu'ailleurs etc.etc...
A moins que les Montpelliérains ne soient pas aussi stupides qu’on le dit.
19:00 Publié dans Démocratie, Fiscalité locale, Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, montpellier, petitout, frêche, mandroux, municipales
13/02/2008
DEMOCRATIE CONFISQUEE
Démocratie façon septimanienne :
« Il a été élu avec 20% des voix socialistes. Ceux qui ont voté pour lui sont des minables ! Je voudrais leur dire que je les méprise profondément ; un jour ou l’autre, j’aurai votre peau, ce n’est qu’une question de temps ». C’est en ces termes choisis que, selon Midi Libre, le président Frêche commentait, avant-hier 11 février, l’élection du sénateur Raymond Couderc.
Ne pensez pas qu’il s’agit d’un dérapage isolé. Naguère la même personne avait publiquement déclaré :
« Mes amis et moi, on tient tout. Ici les rouges contrôlent tout. Tous ceux qui nous affronteront seront brisés menu ! »
Pendant longtemps ces déclarations tonitruantes ont été prises pour des fanfaronnades ; il était de bon ton de commenter, avec un sourire entendu : « Vous savez, c’est Georges. Il a tellement de qualités et on lui doit tant que l’on peut bien lui passer quelques petits écarts de langage… »
Mais les sourires commencent à se crisper sérieusement, même chez ses affidés. Il faut se rendre à l’évidence. Le président Frêche n’est certainement pas dénué de qualités mais il excelle surtout dans la communication, dans l’autosatisfaction, dans l’anathème, dans la manipulation, dans le dénigrement. Le quotidien l’ennuie; il est fait pour l’outrance, la «castagne». Il a le goût du risque et du jeu ; il méprise la gestion rationnelle, les chiffres réels, les « besogneux »; il méprise la concertation et le compromis c'est-à-dire la démocratie. Il se voit visionnaire et stratège alors qu’il n’est peut-être qu’un habile manipulateur chimérique.
Bref, les hauts faits de gloire relatés à satiété par ses hagiographes, commencent à paraître dérisoires au vu des réalités régionales : chômage, retard économique, retard dans les infrastructures, intégration ratée des minorités, développement démographique incontrôlé, ambiance débilitante…
Tout le monde ou presque serait heureux de le voir se retirer avec élégance ou, à la rigueur, de le voir prendre l’habit du vieux sage bienveillant.
Mais ne nous faisons pas d’illusions. Il veut rester le roi incontesté de son marigot. Il veut nous le faire sentir ; il est de plus en plus grossier et excessif en tout. malheureusement les citoyens d’ici - et tout particulièrement les Montpelliérains - hypnotisés, vont continuer à lui obéir et à le subir.
Difficile de parler de démocratie dans cet environnement.
Essayez quand même de regarder le petit clip vidéo "MONTPELLIER, démocratie confisquée".
Et espérons.
Après tout, le pire n’est jamais sûr !
Clip vidéo
"MONTPELLIER
démocratie confisquée"

Version intégrale
"MONTPELLIER
miroir aux illusions"

11:20 Publié dans Démocratie, Fiscalité locale, Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, montpellier, petitout, frêche, mandroux, municipales
24/01/2008
MONTPELL'OUEB, AGITATEURS SANS PAPIER(S)
Pour ceux qui ont vécu, jadis, au rythme des « nouvelles aventures» de Tintin, la profession de journaliste, comme celles de pilote d’avion ou pompier, inspirait leurs rêves de petits garçons. Elle avait un parfum d’aventure et d’indépendance. Quand on exerçait une telle profession on était nécessairement populaire, honnête et droit.
Dans un monde en noir et blanc ont était alors clairement du côté des « bons ». A la fin, on sauvait des innocents et on triomphait des « méchants ». On était un héros. C’était simple.Mais nous avons vieilli. Tintin aussi. Le monde aussi. Plus rien n’est simple. Les anciens métiers d’homme font rêver les petites filles. Les bons sont souvent moins bons qu’ils paraissent et les méchants ont de bons côtés.
Etre journaliste, de nos jours, c’est difficile. La profession ne fait plus rêver ; c’est un métier comme les autres. Le journaliste est tombé de son piédestal et, comme souvent dans ce cas là, nous avons tendance à brûler ce que nous avons adoré. Le journaliste est surtout coupable de ne pas être à la hauteur de nos rêves. Et, comme pour les politiques, on en vient à douter systématiquement de son honnêteté, de son impartialité. On l’accuse de toutes les turpitudes : c’est un courtisan, il est aux ordres, il navigue à vue, il ne veut pas déplaire aux puissants.
Dans les sphères dirigeantes locales le journaliste critique n’a pas bonne presse. On récompense la presse porte-queue ; on étrangle la presse indépendante. Etre un honnête journaliste est encore plus difficile ici qu’ailleurs.
Et pourtant, même chez nous, il y a de l’espoir.
Notre grand quotidien de référence, malgré sa grande dépendance financière au pouvoir local, tente de plus en plus souvent de relever la tête.
L’Agglorieuse a résisté, jusqu’à présent, à toutes les tentatives d’euthanasie.
Et il convient de saluer un nouveau-né, Montpell’oueb. Voilà une équipe jeune, innovante, sans complexe, sans grands moyens mais riche d’enthousiasme et d’originalité.
Ils ont choisi un mode de diffusion résolument moderne et écologique; ils sont réactifs et incisifs, bien dans l’air du temps. Bienvenue au petit dernier.Allons, tout n’est pas perdu !
16:59 Publié dans Actualités, Coup de coeur/Coup de griffe, Démocratie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique montpellier presse
08/01/2008
DECLIN DE LA DEMOCRATIE?
Le quotidien "Le Temps" ( http://www.letemps.ch/ ) a publié le 8 janvier une interview de Guy Hermet reproduite ci-dessous.
La démocratie est elle malade? A Montpellier aussi? Est ce inéluctable? Faut il s'en réjouir? Peut on encore la sauver? A Montpellier aussi?
A quelques semaines des Municipales voila un sujet intéressant.
Qu'en pensez vous?
ECLAIRAGES : «La démocratie telle que nous la concevons va disparaître»
Date de parution: Mardi 8 janvier 2008
Auteur: Dominique Berns
Dans «L'Hiver de la démocratie», le politologue français Guy Hermet prédit l'avènement d'un nouveau régime après l'épuisement de l'Etat providence.
Nous sommes à la fin d'un régime, celui de la démocratie. Comme les élites du XVIIIe siècle qui ne s'attendaient pas à la chute de l'Ancien Régime, nous ne sommes pas conscients du fait que la démocratie va disparaître. Telle est la thèse provocante défendue par Guy Hermet dans L'Hiver de la démocratie ou le nouveau régime (Ed. Armand Colin).
- Annoncer la fin de la démocratie à une époque où le libéralisme a triomphé du communisme et où le monde compte beaucoup plus de démocraties qu'il y a cinquante ans, voilà qui révèle un goût de la provocation ou du paradoxe...
Guy Hermet: Il y a un progrès de la démocratie en extension; géographiquement, en surface ou en quantité, elle s'est étendue; de plus en plus de pays sont dits «démocratiques», même si l'on peut douter de la qualité de leurs institutions. Mais en densité, en profondeur ou en qualité, la démocratie recule. Elle s'étend en périphérie mais s'épuise dans nos vieilles démocraties. Ce noyau, affaibli, risque de ne plus pouvoir alimenter son progrès en périphérie, où elle reste imparfaite et souvent caricaturale.
- De nombreux observateurs s'accordent à diagnostiquer une crise de la démocratie dans nos pays...
- Parler de «crise», c'est suggérer que nous vivrions simplement un passage à vide, que la situation va s'arranger. C'est une vue erronée. Je crois profondément que la démocratie telle que nous la concevons n'existera bientôt plus. On en voit de multiples symptômes. En décembre 2003, la Convention européenne avait prévu d'inclure, dans le préambule de la Constitution européenne, une citation de l'historien de la Grèce antique Thucydide, citant la définition de la démocratie donnée par Périclès: pour que la démocratie existe, il convient que le pouvoir appartienne au plus grand nombre, donc à la majorité d'un corps politique qualifié de Peuple. En juin 2004, la citation a été supprimée par le Conseil européen à la demande de certains petits pays récemment intégrés ou intégrables à l'Union, qui craignaient qu'elle ne donne la majorité et donc le pouvoir de décision aux pays les plus peuplés.
- Le fait n'a pas suscité de grands commentaires. N'y attachez-vous pas une importance excessive? Dans une structure comme celle de l'Union, la crainte des petits pays n'était pas totalement injustifiée. N'est-ce pas aller un peu vite en besogne que d'y voir une réfutation de la démocratie?
- Il y a effectivement un problème, assez analogue à celui soulevé par la persistance d'une minorité face à la majorité à l'issue d'élections démocratiques quelconques. Mais pourrait-on décider pour autant de supprimer les élections? Cela reviendrait à récuser la démocratie, pour laquelle on n'a pas trouvé autre chose que la règle arithmétique de la volonté du plus grand nombre pour prendre les décisions. C'est après coup, ce principe admis, qu'il convient d'imaginer des aménagements en faveur du petit nombre.
Plus généralement, il y a maintenant un doute philosophique sur la pertinence de la souveraineté populaire. Et on en vient à récuser la volonté majoritaire qui est pourtant le noyau de la démocratie. Quand, dans un pays du Sud, les élections portent au pouvoir un parti islamiste, n'entend-on pas dire qu'il vaudrait mieux annuler les élections? Ou quand une proportion importante d'électeurs anversois donne sa voix au Vlaams Belang, certains ne pensent-ils pas qu'il conviendrait de ne pas tenir compte de leurs bulletins de vote? Ce qui vient d'être fait d'une certaine façon en Suisse, avec l'éviction de Christoph Blocher du gouvernement, en dépit de son triomphe électoral.
Surtout, sur le plan pratique, la démocratie a atteint ses limites. C'est le seul régime qui est obligé de se légitimer à chaque élection. Les promesses constituent son carburant. Au début, on a promis le suffrage universel masculin, puis le vote des femmes, puis encore l'abaissement de l'âge du droit de vote - tout cela ne coûtait pas très cher. Ensuite, on a promis la démocratie sociale: l'assurance maladie, les pensions de retraite, la sécurité sociale en général. Maintenant, la démocratie arrive au fond du réservoir des promesses réalisables. Le déclin de la démocratie - et ce n'est pas une coïncidence - accompagne la fin de l'Etat providence. Le moment approche où nos démocraties ne pourront plus faire miroiter quelque cadeau tangible que ce soit. Et, d'ailleurs, les citoyens l'ont compris: la plupart ne croient plus à un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants. Cet espoir, qui soutenait la démocratie, est cassé.
- Cette remise en cause de l'Etat providence n'est-elle pas avant tout un effet de l'offensive néolibérale? Autrement dit, dans nos sociétés pourtant toujours plus riches, les élites n'ont-elles pas choisi de sacrifier l'Etat providence et l'idéal d'égalité qui le sous-tend?
- Ce n'est pas pour moi l'explication primordiale. Le démontage progressif de l'Etat providence, qui est en cours même si on ne le dit pas explicitement, a commencé d'abord en Suède, sa terre de prédilection. Il n'y a pas à la base un complot néolibéral; il n'y a pas de complot d'ailleurs. L'offensive néolibérale est réelle, mais elle se greffe sur un constat d'impossibilité. Prenez le cas de l'assurance maladie. En France, le premier à avoir écrit qu'il fallait revoir le système en raison du coût croissant de la médecine fut un socialiste bon teint: ce fut Jacques Attali, celui d'il y a vingt ans, alors conseiller du président Mitterrand. Considérez les retraites. Il y a une réalité démographique; on ne peut pas continuer comme si de rien n'était. Imaginez-vous que d'ici quelques décennies, 40% d'actifs pourraient financer 60% de retraités? C'est impossible. Il y a un épuisement physique de l'Etat providence. L'offensive néolibérale s'est engouffrée dans cette faille. Avec en plus de bonnes raisons, mais aussi de la mauvaise foi. Celle-ci consiste en particulier à pratiquer une fuite en avant irresponsable dans la délocalisation des industries et des services, à raisonner comme si l'essentiel était les entreprises et les grandes multinationales, et non les sociétés et leurs habitants. Nos multinationales ne survivraient pas à l'effacement de nos sociétés.
Nos sociétés seront de plus en plus inégalitaires, injustes, même si nous ne pouvons pas nous permettre le choix d'une société aussi inégalitaire que les Etats-Unis. Un seul exemple: les retraites. Le sort des plus âgés, aujourd'hui, est enviable. Les jeunes générations seront beaucoup moins bien loties quand elles seront pensionnées; ces inégalités vont doubler les inégalités de classe.
- «Le peuple, écrivez-vous, ne croit plus à la fiction du gouvernement de tous et par tous.» Faut-il entendre que ce fut toujours, d'une certaine manière, une fiction?
- Au début du gouvernement représentatif, à la fin du XVIIIe, la reconnaissance de la souveraineté populaire n'allait pas de soi. Dire que le peuple était souverain fut dans une certaine mesure une ruse des élites, qui ne pouvaient plus dire que la souveraineté appartenait au roi ou à Dieu, et encore moins à elles-mêmes. En réalité, les élites, même progressistes, se méfiaient de la souveraineté du peuple, qu'elles ont tenté constamment de marginaliser. Bien sûr, elles ont dû, progressivement, abandonner une partie du terrain. Sans jamais cesser de ruser. Aujourd'hui, le peuple ne croit plus à cette ruse; les élites en prennent acte. C'est pourquoi les campagnes deviennent de plus en plus populistes. C'était le cas pour les trois principaux candidats à la présidentielle française de 2007: un populisme musclé pour Sarkozy; un populisme classique du «tous pourris» pour Bayrou; un populisme «maternel» à la Evita Peron pour Ségolène Royal.
- Ce retour du populisme est tenu par la plupart des observateurs pour une dérive de la démocratie, un mal qu'il faut soigner. Vous y voyez non seulement le moyen utilisé pour détourner l'attention des citoyens du sujet principal, l'épuisement de l'Etat providence, mais aussi et surtout le mode de fonctionnement du nouveau régime politique que vous annoncez.
- En effet. Dans le passé, le populisme était la ressource des tricheurs, des outsiders, de ceux qui étaient hors du système. Désormais, c'est une ressource utilisée par des candidats tout à fait honorables. Une manière d'épater la galerie pour se faire élire triomphalement afin de pouvoir ensuite gouverner tranquillement; une fois élu grâce aux procédés parfois les plus vulgaires, on peut régler discrètement les vrais problèmes en cercle restreint, dans des conciliabules où se retrouvent les gens «utiles»; confier, comme l'écrivait le sociologue Pareto au début du XXe siècle, la gestion des affaires sérieuses aux vrais décideurs. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui la gouvernance, et qui préfigure le nouveau régime que j'entrevois: mélange de populisme «peopeulisé» pour les élections et de gouvernance entre happy few pour les questions importantes.
- La gouvernance serait-elle l'anti-politisme des élites?
- Elle correspond en écho à l'anti-politisme populaire. Le peuple accorde peu de confiance à ceux qui le gouvernent, mais il en va de même dans le sens inverse: les élus du peuple n'aiment guère le peuple. Peut-être nommera-t-on ce nouveau régime «gouvernance démocratique». Ce serait antinomique, car la gouvernance est antidémocratique, mais cela choquera-t-il dans un système où l'on aura oublié le principe du Peuple souverain, que certains intellectuels qualifient désormais de «romantique»?
- Dans un tel régime, quel serait le rôle du citoyen? Ségolène Royal avait défendu avec vigueur l'idée d'une démocratie participative. Serait-ce de la poudre aux yeux?
- En très grande partie. La démocratie participative pourrait toutefois être positive dans la gestion des affaires locales. A condition d'en reconnaître les limites! Les expériences de démocratie participative ont montré que le système était, le plus souvent, détourné par des militants professionnels. Au-delà, il faut être lucide et ne pas trop attendre des solutions proposées pour revivifier la démocratie: notamment favoriser la participation électorale ou accroître le rôle du parlement. C'est de la poudre aux yeux. On ne va pas accroître le rôle du parlement; les affaires sérieuses se régleront, de plus en plus, entre des acteurs, aussi bien publics que privés, se considérant comme des égaux: l'Etat, les syndicats, les milieux d'affaires...
- Ce serait une version moderne du corporatisme?
- Partiellement, oui. Mais il s'agirait plutôt du néocorporatisme qui existe déjà depuis des décennies aux Pays-Bas ou en Suisse en particulier. Une gouvernance tendant à assurer le «Bien du Marché» de préférence au bien de la masse des gens.
- Comment en êtes-vous venu à enfiler l'habit de Cassandre?
- Va-t-on reprocher leur pessimisme à ceux qui s'efforcent d'y voir clair? Ce serait condamner la lucidité. Je pense que les optimistes sont des naïfs ou sont délibérément mensongers. Il faut prendre conscience de ce que nous sommes dans une période cruciale, comme en 1780. Sans forcément crier au complot contre la démocratie. Mais pour essayer de mieux comprendre notre nouvel univers...
- Peut-on espérer un sursaut démocratique? Ou doit-on faire notre deuil du principe du Peuple souverain?
- Miser sur un sursaut démocratique relève de l'illusion et de la volonté de se tromper soi-même. Ainsi a-t-on confondu la participation exceptionnelle aux élections présidentielles françaises avec un tel sursaut, alors qu'il ne s'agissait que d'un effet de surprise passager, produit par les procédés des principaux candidats. Nous avons de la peine à réaliser et à admettre que la démocratie réelle, «appliquée», telle que nous la connaissons, était largement une ruse. Le reconnaître et imaginer de nouveaux moyens de faire entendre la voix du plus grand nombre serait probablement un progrès. C'est un tort de craindre toujours la nouveauté pour préférer l'éternel hier.
© Le Temps. Droits de reproduction et de diffusion réservés. www.letemps.ch
15:07 Publié dans Démocratie, Economie, Economie, emploi, Fiscalité locale, Municipales 2008, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
16/11/2007
MONTPELLIER, MIROIR AUX ILLUSIONS, LE DVD
Le 14 Novembre Martine PETITOUT a présenté son film "MONTPELLIER, miroir aux illusions" aux sympathisants de l'Association des Contribuables de l'Hérault.
Ce "film vérité", superbement mis en images par Jean-Marc SROUSSI est un hommage à la ville de Montpellier en même temps qu'un réquisitoire sévère envers ceux qui l'exploitent.
Les réactions ont été très favorables. Cependant quelques appréhensions étaient perceptibles: Martine PETITOUT n'est elle pas allée trop loin dans sa dénonciation du climat malsain qui règne sur la ville?
23:10 Publié dans Démocratie, Fiscalité locale, Logement et urbanisme, Municipales 2008, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



