05 février 2008

OSCAR MERITé!

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Au cours du Conseil Municipal du lundi 4 février, Martine PETITOUT a remis à Madame le Maire l'


Oscar de la toupie bétonneuse.


Ce trophée récompense l'obstination avec laquelle le Maire de MONTPELLIER persiste, contre vents et marées, à couvrir la ville d'une chape de béton au sens propre comme au sens figuré.9f42a2c242e4698bb379730670bc7ac5.jpg
Au sens propre le quartier de Malbosc est l'exemple le plus récent de cette politique de densification, massification, bétonnage, consistant à remplacer la nature "naturelle" par du béton -à prise très rapide- dans lequel on essaie, à la fin, quand 23aff7c0b2fcc693c44e84b9127fb874.jpgon ne l'oublie pas, d'injecter un peu de nature "artificielle"; grâce à quoi il est possible, en jouant un peu sur les mots, de se targuer de "préserver une ceinture verte" autour de MONTPELLIER, ce qui, par les temps qui courent, sonne mieux que "bâtir une ceinture de béton".
Au sens figuré il s'agit, bien sûr, de l'absence totale de démocratie réelle qui caractérise la gestion de notre ville.



33d8c42ec27b1510b030760bc76c31fa.jpgCette récompense arrive à point nommé; Madame le Maire, élue en 2006 "Meilleur maire de France" vient, en effet, de se voir rétrograder de plusieurs places en raison de la détérioration des comptes de la ville. C'est une mauvaise surprise et même un mauvais coup pour celle qui réfutait toute contestation de ses choix parfois hasardeux avec cet argument définitif : " cette décision ne peut être que bonne puisqu'elle a été prise par le meilleur maire de France -et ce n'est pas moi qui le dit!-".

60e7eeecf518e2169ea2c06cfc439d57.jpgC'est sans doute pour atténuer la déception du maire que Martine PETITOUT a tenu à lui remettre personnellement la distinction de l'


Oscar de la toupie bétonneuse.



Distinction bien méritée ( pour mémoire, cliquez ici pour consulter un précédent billet et une vidéo sur le sujet) ... que personne ne lui disputera.

Madame le Maire a accueilli cette distinction avec des cris indignés parce que cette remise de distinction n'entrait pas dans le cadre de l'ordre du jour. Puis, tentant de faire contre mauvaise fortune bon coeur, elle a envisagé de remettre le trophée "aux ouvriers du bâtiment " qui sont ceux qui le méritent le plus.

C'est une idée généreuse.

SD

00:15 Publié dans Economie , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

11 décembre 2007

BETONNONS, VOUS DIS-JE!


Au nom de la modernité et au prétexte de la nécessité d'accueillir tous les migrants appâtés par le dithyrambe frêchien la municipalité s'est lancée dans un bétonage massif. Les "bâtisseurs visionnaires" sont en train d'asphyxier une ville de rêve; ils la rendent, lentement mais sûrement, invivable. Ces Diafoirus montpelliérains, tout imbus de leur importance et de leur savoir, lui administrent des remèdes de cheval qui sont en train de l'enlaidir et de la meurtrir. Les nappes de béton s'étalent en tâches de plus en plus menaçantes; elles étouffent la nature, la vie, la convivialité, la légèreté, la nonchalance, la spontanéité, la tolérance. Comble de l'ironie, nos luminaires tentent maintenant de recréer, artificiellement et à grands frais, ce qu'ils ont détruit. On avait de l'authentique, on a maintenant le tout en toc. Place aux espaces verts "paysagés" anémiques, aux palmiers exotiques rachitiques, au faux bois vrai béton, aux "Maisons pour tous" et aux maisons pour tout. Place aux fêtes et aux réjouissances officielles calibrées par des armées de spécialistes en tout (communication, divertissements et spectacles, culture...). Le "peuple d'en bas" est censé en être reconnaissant à la municipalité et à ses dignitaires.
Et le peuple, anesthésié, assommé, aveuglé, obtempère...
Le réveil sera rude.
SD



Voici un autre extrait du DVD



"MONTPELLIER, MIROIR AUX ILLUSIONS".




Beton

Extrait du film "Montpellier, miroir aux illusions"







10:35 Publié dans Economie , Environnement , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique , Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16 novembre 2007

MONTPELLIER, MIROIR AUX ILLUSIONS, LE DVD


Le 14 Novembre Martine PETITOUT a présenté son film "MONTPELLIER, miroir aux illusions" aux sympathisants de l'Association des Contribuables de l'Hérault.
Ce "film vérité", superbement mis en images par Jean-Marc SROUSSI est un hommage à la ville de Montpellier en même temps qu'un réquisitoire sévère envers ceux qui l'exploitent.
Les réactions ont été très favorables. Cependant quelques appréhensions étaient perceptibles: Martine PETITOUT n'est elle pas allée trop loin dans sa dénonciation du climat malsain qui règne sur la ville?








23:10 Publié dans Démocratie , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

14 novembre 2007

MONTPELLIER, MIROIR AUX ILLUSIONS...





Mercredi 14 novembre à 19h
au

Mas de Saporta à Lattes/Montpellier


Martine PETITOUT

présentera son film


"MONTPELLIER, MIROIR AUX ILLUSIONS"





Cliquez sur les vignettes


Pourquoi ce film?




Comment ce film a t-il été réalisé?




Quel peut être son impact?




Le film est il diffamatoire??








Bulletin de réservation et plan d'accès

cliquez ici


09:35 Publié dans Démocratie , Economie , Economie, emploi , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

31 octobre 2007

CONTE DE CAMPAGNE (1)



Plantons le décor




Il était une fois un pays béni des dieux, un pays de cocagne, un pays tranquille. Le décor et l’environnement y étaient pour beaucoup.
Le ciel bleu, la mer, le soleil, les étangs, la garrigue, les montagnes, les villes et les villages avec leurs rues tortueuses, leurs places ombragées, leurs vielles pierres chargées d’histoire. C’était un pays où il faisait bon vivre.
La vie n’était pas toujours facile pour tout le monde mais tous étaient vaguement conscients d’être des privilégiés. On était peut-être moins riches que les gens du Nord mais on n’arrivait pas à les envier! Au contraire on les plaignait.


Il arrivait que l’on s’enflamme mais c’était généralement en paroles, c’était souvent un feu de paille ; et on revenait vite à la vie paisible. Trop paisible ?


Il fallait bien élire des chefs ; généralement le pays se choisissait des chefs à son image. Tranquilles. Trop tranquilles?

Un jour, par accident, par lassitude, par indifférence, un chef d’un nouveau genre fut choisi. Jeune, intelligent, instruit, courageux, dynamique, tacticien, volontaire mais surtout ambitieux et manipulateur. Il voulait mettre le pays à son service. Sa recette était très simple… et très efficace.
Il fallait de l’argent, le nerf de la guerre, comme chacun sait. Ce fut fait en pressurant une minorité de citoyens étiquetés « riches propriétaires » et en mettant au point un mécanisme, flou mais élaboré, d’achat et de revente de terrains et de logements, générateur de profits substantiels.
Il fallait pouvoir s’appuyer sur un clan dévoué sûr et fidèle capable de faire fonctionner les différents mécanismes soigneusement mis en place. Ce fut fait en utilisant la famille – au sens large- et en achetant les talents indispensables.
Il fallait s’attirer la bienveillance des gens les plus actifs. Ce fut fait en subventionnant les associations et en les couvrant de louanges aussi longtemps qu’elles n’étaient pas critiques du pouvoir en place.
Il fallait s’attirer la bienveillance ou, à tout le moins, la passivité des autres. Ce fut fait grâce à un savant mélange de flatterie, d’assistance calculée, de fêtes étourdissantes, de services « gratuits » bien ciblés et mis en scène.

Pendant longtemps cette stratégie se révéla payante. Le chef, de plus en plus habile et expérimenté, tenait son monde bien en main ; il excellait à réprimer les tentatives de rébellion. Il adorait faire étalage de son savoir-faire dans ce domaine, n’hésitant pas à ridiculiser en public ceux qui, même de sa famille, osaient un début de critique.

Mais après trente ans de règne, alors qu’il ne donnait aucun signe de vouloir se retirer en douceur, le climat commençait à changer. Et des élections approchaient. D’habitude ce n’était pas un problème car l’opposition était divisée et la machine du chef était bien huilée. Il n’y avait pas de surprise. Mais là, dans une élection périphérique, il venait d’y avoir une petite alerte qui avait pris tout le monde de court. Et le chef avait donné des signes de lassitude. Ses dérapages commençaient à effrayer même ses fidèles électeurs. Des membres de sa « famille », d’ordinaire serviles mais sentant le danger, tentaient maintenant de se démarquer.



Heureusement, il pouvait toujours compter sur l’opposition dont la priorité, comme d’habitude, était de se déchirer. Grâce à elle, il savait qu’il n’y avait pas péril en la demeure.



Néanmoins il fallait resserrer les boulons.


A suivre

SD




PS : Martine PETITOUT et l’Association des Contribuables de l’Hérault s’apprêtent à diffuser un court métrage présentant la gestion de la ville sous un jour original.
Attention, là, ce n’est pas un conte...

16:40 Publié dans Actualités , Démocratie , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales

20 septembre 2007

LA GESTION FMV A L'INDEX


La Chambre Régionale des Comptesmedium_gaston.jpg

épingle

la gestion

Frèche/Mandroux/Vézinhet




C'est le sujet qui sera traité au prochain


CAFE-CITOYEN POUR UN PROJET MONTPELLIERAIN


Brasserie "Le Dôme"
Angle cours Gambetta/avenue Clémenceau
MONTPELLIER

le jeudi 4 octobre
de 18h30 à 20h



entrée libre





16:45 Publié dans Actualités , Débat/Forum , Démocratie , Economie , Economie, emploi , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

14 mars 2007

18 PROPOSITIONS PRESENTEES A LA PRESSE


Au Club de la Presse de Montpellier, ce mercredi 13 mars, l'Association des Contribuables de l'Hérault a présenté ses

18 propositions
aux candidats à la présidentielle et aux législatives.



L'ensemble des propositions est visible ici



Des commentaires sur les 6 propositions prioritaires sont visibles
ici



Ces propositions seront présentées et commentées lors du prochain

Café-contribuables du 14 mars au Dôme -
détails ici

23:55 Publié dans Démocratie , Environnement , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique , Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

COMMUNIQUER C'EST PARTAGER

C'est dans une salle bondée, devant un public intéressé et réactif que les


18 PROPOSITIONS aux candidats


aux élections à venir ont été présentées par Martine PETITOUT et son équipe.

Cliquer ici pour voir la vidéo


envoyé par Paxou


Le comportement "féodal" de certains élus, leur prodigalité, leur arrogance creuse un fossé entre eux et les citoyens; plus grave encore, il génére un sentiment de lassitude et un climat de défiance, d'égoïsme, de brutalité qui nuisent à la démocratie.

Il est urgent de combattre vigoureusement ces dérives pour tenter de restaurer (un peu) la confiance des citoyens dans les élus et dans la politique. C'est ce que font les militants de MONTPELLIER AUX CITOYENS en s'appuyant sur ces propositions.

20:00 Publié dans Débat/Forum , Démocratie , Environnement , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

09 mars 2007

18 PROPOSITIONS POUR UNE CONTRIBUTION CITOYENNE AUX ELECTIONS


L'un des principaux sujets de la dernière campagne pour l'élection présidentielle était l'organisation décentralisée de la France. Portée par Jean Pierre RAFFARIN, la décentralisation étape II devait engendrer davantage de proximité dans la prise de décision et aussi des économies d'impôts.

Mais 5 ans plus tard nous devons bien nous rendre à l'évidence, la décentralisation qui donne la libre administration et l'autonomie financière et fiscale aux élus en charge de l'exécutif dans les différentes collectivités n'a pas honoré ses promesses.

La démocratie est plus que jamais bafouée; certes, les lois sur la démocratie de proximité sont respectées mais tout est organisé pour que le citoyen ne s'en mêle pas et, vu la complexité des affaires publiques, on comprend qu'il s'en détourne.

La nouvelle décentralisation a mis en place de grands féodaux avec des pouvoirs de plus en plus importants et des contrôles de plus en plus rares.

Quant à nos impôts locaux, c'est l'explosion! Et on voit mal comment s'en sortir sans améliorer le système; cela passe par des lois très strictes. Comment convaincre les élus tout puissants de restreindre leurs dépenses? Un pourcentage très important d'électeurs est exonéré partiellement ou en totalité de la taxe d'habitation; quant au foncier ce sont les propriétaires qui s'en acquittent et il y a dans les grandes villes de plus en plus de locataires (70 % à Montpellier !!!). Dans ces conditions, la sanction des urnes joue difficilement !

C'est pourquoi, en attendant une réforme en profondeur de nos institution pour alléger le système, l'ACH34 présente ses


18 propositions
aux candidats à la présidentielle et aux législatives.



L'accent est mis sur les 5 propositions jugées prioritaires par nos adhérents :
en premier : non cumul des mandats, ensuite, limitation du taux des impôts communaux, documents de gestion publique sur internet, interdiction du hors-compétence, suppression des départements


l'ASSOCIATION DES CONTRIBUABLES DE L'HERAULT
&
MONTPELLIER AUX CITOYENS
vous invitent au prochain "Café Contribuables"
au Dôme
2. avenue G. Clemenceau à Montpellier

le mercredi 14 mars 2007 de 18 h 30 à 20 h

pour présenter leur contribution citoyenne pour les élections présidentielle et législatives de l'Hérault sous la forme de
18 propositions aux candidats

élaborées sur la base des travaux de l'ACH depuis de nombreuses années et des échanges avec le public des cafés.

IL EST IMPORTANT DE PARTICIPER !



Martine Petitout
Tél. 04 67 03 44 44 ou 06 61 81 62 15

07:35 Publié dans Actualités , Démocratie , Economie, emploi , Environnement , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique , Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : décentralisation, impôts, démocratie, réforme, montpellier

15 février 2007

DES ZAD POUR 100 000 HABITANTS DE PLUS !!!

ZAD (zone d'aménagement différé)


Avenue de la mer, Bouisses, Pont trinquat, Professeur Blayac, Vallée de Rieucoulon, Vincent Auriol, les ZAD auront tôt fait de se transformer en ZAC.

Tout le territoire de notre ville sera bientôt bétonné !

Nombreux sont les Montpelliérains à refuser cette concentration urbaine avec ses nuisances sonores, sa pollution et le stress que cela génère.

Le SCOT et le PLU (plan local d'urbanisme) vantaient les mérites d'une urbanisation maîtrisée.... mais nous avons la preuve avec ces créations de Zone d'aménagement différé que nous entrons dans l'ère de l'urbanisation débridée. Pas un seul lopin de terre n' échappera... à la mairie et à la SERM

En 2005, 3000 logements ont été mis en chantier, c'est beaucoup plus que le chiffre des besoins annoncés par la ville : 2 200 à 2 400. Une offre supérieure à la demande peut faire chuter le marché immobilier.

Que va-t-on laisser à nos enfants : une ville bétonnée aux voies de circulation étroites et embouteillées avec des transports en commun mal adaptés, un tramway tortillard et des pistes cyclables non utilisées parce que mal entretenues et souvent dangereuses avec en prime une méga-usine de méthanisation en zone urbaine !

Après le bétonnage des villes et du littoral de la côte d'azur, c'est au tour de Montpellier. Les enjeux économiques sont énormes et l'héritage environnemental laissé aux générations futures pèse peu dans la balance.

09:20 Publié dans Logement et urbanisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

13 février 2007

MONTPELLIERAINS, VOULEZ-VOUS 100 000 HAB DE PLUS DANS VOTRE VILLE ?

Il est vrai qu'on ne vous demande pas votre avis !!!


Mais il est bon que les citoyens s'impliquent dans la politique de leur cité surtout lorsqu'il s'agit de leur environnement immédiat et de leur qualité de vie.

Notre ville est passée de 192 000 habitants en 1977, année d’élection de Georges Frèche à 240 000 habitants en 2004, date à laquelle Hélène Mandroux lui a succédé, soit 48 000 habitants de plus en 28 ans. Nos deux décideurs ont programmé 50 000 logements (100 000 hab) d’ici 25 ans (16 ZAC en cours & en projet).

Il est temps de s’interroger : voulons-nous conserver une qualité de vie acceptable dans notre cité ? Pouvons-nous accueillir aussi rapidement 100 000 habitants dans une ville qui n’a pas été conçue pour une telle expansion : rues étroites, pas de rocade digne de ce nom, transports en commun mal adaptés, en particulier le tramway, surnommé le tram tortillard, chômage récurent (22 %) et record de France du nombre de Rmistes.

La Municipalité et ses satellites ont su bétonner ( ce qui est assez facile, il suffit de «débloquer» des crédits) mais ils n'ont pas su prévoir l'organisation de la ville et des infrastructures nécessaires pour que la vie des montpelliérains reste agréable . Témoins la gabegie du traitement des ordures ménagères, le chaos de la circulation routière aux portes de la ville, l'incohérence des réseaux de transports publics. Malgré les investissements et les nuisances supportés par les habitants, on va vers l'asphyxie.

En attendant une chose est sûre: c'est la SERM, bras armé des décideurs publics locaux, qui détient avec eux plus que jamais, la maîtrise du foncier avec toutes les dérives que cela entraîne.,

Lancer autant de ZAC en même temps peut s'avérer dangereux. D'ailleurs, le Président de la Chambre régionale des comptes Languedoc Roussillon ne s'y est pas trompé, lors de sa cérémonie de rentrée, puisqu'il a bien tiré la sonnette d'alarme sur ce sujet en précisant que souvent le marché immobilier se retourne. C'est bien possible compte tenu du niveau élevé de l'offre. Cette situation serait dramatique pour la SERM mais aussi et surtout pour les contribuables à qui reviendrait, bien entendu, l'honneur de financer les lots invendus et les équipements publics sous-utilisés.
La fièvre de l'urbanisation débridée qui a fait rentrer les taxes dans les caisses de la ville en période euphorique ne durera pas éternellement. Gare au retournement de tendance et au tsunami financier qui s'ensuivra!

Au fait, les Montpelliérains souhaitent-ils une expansion aussi importante de leur ville? Ont-ils été interrogés ? En dehors des emplois BTP et des emplois de services à la personne qui progressent naturellement du fait de l'augmentation démographique, les Montpelliérains verront-ils leur situation s'améliorer ?

Ce dont Montpellier a besoin en ce moment c'est d'une pause dans la bétonisation galopante... dans la course à l'image, dans l'autosatisfaction, pour pouvoir , mieux vaut tard que jamais, remettre la ville à niveau en termes d'organisation et d'amélioration de la vie -pratique – des habitants dans les domaines du travail, de la circulation, de la sécurité et de la vie démocratique...

Montpelliérains, c'est à vous d'être exigeants avec les élus !

18:35 Publié dans Logement et urbanisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

ACCES A LA PROPRIETE: DU REVE AU DESESPOIR

Après de longues années de tâtonnements, d’errances et d’erreurs nous voici à nouveau confrontés à la question de la crise du logement brutalement exacerbée par les faits divers et d’hiver ( les immeubles insalubres, les SDF, les Don Quichotte, la mort de l’abbé Pierre) …et aussi par l’approche des élections.
Stimulé par cette dramatisation médiatique chacun y va de ses théories, de ses discours, de ses chiffres …
Il est urgent de montrer que l’on comprend mieux que quiconque… l’urgence de la situation, que l’on compatit et, surtout, que l’on sait comment régler le problème. Le gouvernement n’est pas en reste. Les idées fusent, les plans se succèdent.

Mais a-t-on seulement bien analysé et bien compris les causes profondes de la situation actuelle ? A-t-on posé un diagnostic sérieux avant de prescrire les remèdes ? On peut en douter et proposer une explication plus dérangeante.

Sous la pression du Président de la République, soucieux d’apparaître comme sensible à la détresse des « plus démunis », les gouvernements de ce dernier quinquennat ont résolument privilégié la construction massive de logements sociaux avec les résultats que l’on sait : le problème n’est toujours pas réglé; le secteur du logement social administré souffre de nombreuses dérives en raison de l’opacité de sa gestion; les bénéficiaires des aides eux-mêmes ne sont pas satisfaits…
Mais surtout cette politique a un coût qu’il a bien fallu répercuter sur l’impôt. «Grâce» aux lois de décentralisation les élus locaux se sont trouvés en première ligne aussi bien pour construire que pour financer. Investis d'une autonomie fiscale sans contrôle réel, ils ont rongé le pouvoir d'achat des ménages par une pression fiscale paralysante (voir ci-dessous l’exemple de Montpellier) tout particulièrement pour les ménages pas assez pauvres pour bénéficier des aides mais trop pauvres pour accéder dorénavant à la propriété.
Devenir propriétaire de son logement était l’ambition d’une majorité de Français. La décentralisation combinée à la construction anarchique de logements sociaux en a fait un rêve impossible à réaliser pour les travailleurs aux petits revenus.
Au lieu de libérer des logements sociaux en créant des propriétaires modestes mais fiers on a créé des catégories de gens aigris, démotivés, prêts à stigmatiser aussi bien les « riches propriétaires profiteurs » que les « profiteurs assistés » et qui s’agrippent à leur logement comme à une bouée plutôt que de devenir des propriétaires heureux.

Comment alors sortir de cette ornière ?

Le problème est compliqué ; le mal est profond. On peut cependant affirmer que pour stimuler la création d’entreprises et donc la création d’emplois, pour augmenter les revenus nets, pour fluidifier le marché immobilier il est indispensable d’alléger les charges de toutes natures qui grèvent les coûts. Ceci ne peut être fait qu’en simplifiant nos structures administratives, en supprimant les dépenses publiques non indispensables, en évaluant et en contrôlant mieux l’efficacité de la gestion .
Ce travail peut il être fait par les équipes au pouvoir depuis des dizaines d’années ? C’est peut-être un peu trop demander.
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L’exemple de Montpellier :

Les propriétaires de leur habitation , se voient confisquer en moyenne tous les ans 1,4 mois de pouvoir d'achat (ou revenus nets) pour le seul impôt local ; ce n'est que 0,4 mois à Paris, 0,9 mois à Lyon, 1,1 à Toulouse, et 0,78 en moyenne France). Effacée ici la baisse proclamée de l'Impôt/Revenu qui lui est non discriminatoire. Au total la fameuse baisse des impôts fièrement annoncée par le gouvernement se traduit donc ici par une hausse !

Résultats :

- Un produit surtaxé devient un produit inaccessible à une majorité des actifs ; Montpellier ne compte que 30,9% de propriétaires de leur habitation pour 55,3% en France.
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- Un mécanisme qui tire vers le bas et par réaction en chaîne déstabilise les familles et crée précarité et SDF. Les victimes sont constituées par la minorité des actifs aux revenus décents mais qui ne peuvent rien compte tenu du carcan fiscal gouvernemental mis en place par la décentralisation : le PIB par habitant du LR reste le plus bas de l'hexagone scotché à 50% de celui de l'Ile de France.
- Pouvoir d'achat: Montpellier est parmi les plus bas des grandes villes de plus de 100.000 habitants
- Le taux de chômage est le plus élevé des capitales régionales


La paupérisation de la ville ne préoccupe pas outre mesure nos élus locaux. Ils continuent à s’auto-congratuler à travers leurs services de communication pléthoriques (les nombreux périodiques de propagande, les plaquettes luxueuses, le Président de Région LR, livre rouge à l 'appui , qui lance la Longue Marche....) Ils fêtent leurs « succès » et continuent de jouir d’un train de vie ( fastes des palais, voyages exotiques, gaspillages) sans commune mesure avec leurs mérites. Situation qui ne peut qu’entretenir du ressentiment chez ceux qui travaillent dur et restent pauvres en raison des impôts et taxes excessifs.

12:54 Publié dans Logement et urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : logement, propriétaire

19 octobre 2006

CRISE DU LOGEMENT PRETEXTE A URBANISATION EXCESSIVE


La crise actuelle du logement et les transferts de compétences liés à la décentralisation ont entraîné une réforme de la politique du logement.
Plusieurs lois définissent cette nouvelle politique :
- la loi SRU - cliquer ici - (solidarité & renouvellement urbains)
- la loi ENL - cliquer ici - (engagement national sur le logement)

Trois outils principaux sont disponibles pour délimiter la politique urbanistique de la ville :
- le PLU - cliquer ici - (plan local d’urbanisme) de Montpellier en révision par enquête publique jusqu’au 6 novembre 2006 inclus
- le SCOT - cliquer ici - (schéma de cohérence territoriale) pour l’agglomération
- le PLH - cliquer ici - (plan local de l’habitat) pour l’agglomération

Très rapidement après sa prise de pouvoir en 1977, Georges FRECHE a compris comment il pouvait renforcer son emprise sur Montpellier. Les FINANCES sont le nerf de la guerre et dans une commune, en dehors des dotations de l’Etat, elles viennent essentiellement du foncier et surtout du foncier bâti. La SERM, le bras armé de la ville, allait lui prêter main forte pour aménager le territoire et alimenter le budget de la commune et du groupement de communes.

Son coup d’essai fut Antigone, ensemble monumental dans le style néo-grec « ayant pour ambition de donner à Montpellier une image de ville dynamique ». Quant à savoir si, au-delà de l’image, ces logements sont agréables à vivre…

Dans le même temps, la promotion immobilière allait bon train sur les rives du Lez et les quartiers nord, sans que les Montpelliérains ne songent à crier gare ! La SERM distillait le foncier, entraînant une flambée des prix… Jusqu’à MALBOSC en 2000, ZAC mal nommée "poumon vert de Montpellier" après la Lironde. Allez voir le poumon vert !!! Cela vaut le détour …. Un modèle de concentration urbaine à la campagne !

Et depuis… d’autres ZAC se sont étendues ou créées : Les jardins de la Lironde, Port Marianne, Parc Marianne, GAROSUD, Ovalie, les Grisettes. La ville a préempté et continue de préempter de nombreuses propriétés pour faire des réserves foncières. De même en centre-ville avec les opérations « Grand cœur » et « Grand St Roch » de nombreux logements à la revente sont préemptés ou des propriétaires expropriés. Les Montpelliérains sont inquiets. Que devient leur ville ? Ils n’ont pas été consultés sur ces projets ravageurs et surréalistes ? OUI surréalistes, car ils ne reposent pas sur un projet économique sérieux ; ils sont bâtis sur du sable ! D’ailleurs, il y a toujours autant de chômeurs : 22 % dans la ville, malgré des créations d’emplois dans les services liés à l’augmentation de la population. C’est une fuite en avant…


GARE A L’ARRET !
Les élus locaux au pouvoir ont beaucoup trop de pouvoir…

ET ILS EN ABUSENT !



La loi SRU oblige les communes à un quota de 20 % de logements sociaux. A Montpellier, ce quota est pratiquement atteint. Ce qui n’empêche pas la ville de prévoir sur ses ZAC 1/3 de logements sociaux locatifs…c’est-à-dire d’aller au-delà des exigences de la loi. Cette situation ne favorisera pas la mixité sociale ; le taux de propriétaire à Montpellier est déjà faible (31 %). La politique de la municipalité contribue à aggraver encore cette situation et ses conséquences : instabilité, dégradations et petite délinquance.

Pourquoi si peu de propriétaires ? Tout simplement à cause du niveau de revenus, le plus bas des grandes villes de France (voir le magazine « l’internaute »). Si l’on retranche les impôts locaux parmi les plus élevés de France, il nous reste le pouvoir d’achat peau de chagrin et les commerçants grincheux !

A ce niveau de revenus, peut-on espérer un peu de qualité dans la construction ? Peut-on espérer une qualité urbanistique et esthétique ? Bien sûr que non ! Regardez ! Rentabilité… rentabilité… rentabilité… c’est le maître mot : les voies sont étroites, les voitures peuvent à peine se croiser, elles peuvent encore moins se garer, il ne faut pas avoir peur des vis-à-vis…. Comment vont vieillir ces bâtiments ? Comment vont vieillir leurs occupants ? Est-ce qu’ils s’y sentiront bien ? Je n’arrive pas à imaginer quelle sera l’harmonie de Montpellier dans 20 ans.
Aujourd’hui, c’est encore la crise… mais pas pour longtemps, ou bien elle va changer de camp…
Et sera du côté des propriétaires immobiliers et des promoteurs. Car la profusion d’offre de logements neufs ajoutée à l’offre de logements anciens va casser le marché à une échéance plus ou moins longue, idem pour le locatif…. Merci GEORGES !!!! Lui il s’en moque, ce qu’il veut c’est faire de l’immobilier aux quatre coins de la ville pour faire passer ses petits tramways et surtout les financer (avec les impôts locaux, mais ne faudra-t-il pas les augmenter ? les dettes s’accumulent…)

Ils bétonnent, nous souffrons …. Pollution, bruit, insécurité, embouteillages, concentration urbaine, stress… et nous payons…

Ce n’est pas fini , le PLH prévoit pour Montpellier 13 800 logements (y compris étudiants) jusqu’en 2009.
En 2005, il y a eu 3 000 logements autorisés (dont près de 2 000 logements sociaux), dans le même temps, Paris en a autorisé au total 4 000 !!! . Le PLU, c’est pire… projette 36 500 logements sur 15 ans dont 25 000 le long du tramway !!! et seulement 9 000 emplois dont 2 000 à court terme !!! On croit rêver… Apparemment, il est plus facile de bétonner la ville que d’implanter des entreprises.

Il paraît que Montpellier est une ville attirante; les prévisionnistes attendent une expansion fulgurante de la ville alors qu’aujourd’hui, le solde positif démographique annoncé est de 4 000 par an (en réalité plutôt 3 000). On construit donc trop et surtout on lance trop de ZAC avec trop d’équipements publics en même temps ! C’est donc pour occuper tous les logements mis sur le marché qu’Hélène Mandroux gaspille les impôts des pauvres Montpelliérains à faire des campagnes publicitaires dans le métro parisien… Nos édiles sont sur un petit nuage, portés par une vision idéale qui n’existe que sur le papier glacé; le quotidien des Montpelliérain est le cadet de leurs soucis !



REALISER LES PREVISIONS EST UNE AMBITION POLITIQUE


C’EST L’AMBITION DU TRIO INFERNAL FRECHE/MANDROUX/VEZINHET
C’EST AUSSI UN PARI RISQUE QUE LES MONTPELLIERAINS AURONT A ASSUMER !!!

ARRETONS-LES ! et ensemble ralentissons la croissance


Montpellier ne peut pas accueillir toute cette population.
Son infrastructure est inadaptée et son économie ralentie laisse sur le marché de l’emploi 22 % de chômeurs !
Notre ville s’asphyxie tous les jours davantage
Montpellier perd son âme…



LES MONTPELLIERAINS SONT LASSES DES PROJETS URBANISTIQUES INCOHERENTS


avec leur cortège de nuisances et de taxes.
ILS VEULENT PLUS DE QUALITE DE VIE & PLUS DE PROSPERITE


Ah ! J’oubliais… une autre raison de grogner et pas des moindres : L’ATTRIBUTION DES LOGEMENTS SOCIAUX :
Vous avez sûrement un proche qui a fait l’expérience d’une demande de logement social à l’ACM ( office public d'Aménagement de la Construction de Montpellier).
On vous met tout de suite sur une liste d’attente pour passer en commission. Quand ? On ne sait pas… Et votre besoin de logement lui, est urgent…. Alors vous n’attendez pas et vous trouvez à vous loger dans le privé, beaucoup plus cher… évidemment… Un an s’écoule et puis, une proposition ACM… et là c’est urgent il faudrait que vous déménagiez de suite; enfin autant dire que c’est mission impossible, voilà comment on élimine les candidats sérieux… au profit de qui ? Il se dit que c’est beaucoup plus facile pour les amis du pouvoir en place… pour ceux qui ont la carte du parti, pour ceux qui sont syndiqués… enfin pour ceux qui sont dans le système FRECHE… car je suppose que vous savez qui préside ACM : Mme Claudine FRECHE , épouse de Georges !!!... la famille, il n’y a que ça de vrai…. Rassurez-vous, ce n’est pas illégal… c’est juste immoral ! Pour ceux-là l’éthique politique n’est pas l’essentiel.

Et de toute façon la nouvelle loi ENL va donner des quotas d’attribution de logements sociaux aux Présidents de communautés d’agglomération ou aux Maires qui auront signé une convention de transfert du droit de gérer l’aide à la pierre. Georges pourra agir directement.



TROP DE POUVOIR SANS CONTROLE CITOYEN EST DANGEREUX

UNE ALTERNANCE POLITIQUE EST SALUTAIRE




A Montpellier, la crise du logement passera mais l’urbanisation désordonnée, excessive et inadaptée restera la marque indélébile du passage de Georges FRECHE et de son ombre Hélène MANDROUX

Je vous invite à compléter ce billet , à ajouter vos commentaires et à participer au prochain


Café-citoyen pour un projet montpelliérain

8 novembre 2006 de 18 h 30 à 20 h
Brasserie « Le Dôme » 2 avenue Georges Clemenceau à Montpellier



Martine Petitout

14:00 Publié dans Logement et urbanisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note