16 mai 2008
LES FRANCS-MACONS DEVRONT REMBOURSER !
Par jugement en date du 22 avril 2008, le Tribunal Administratif de Montpellier a donné raison à l’Association des Contribuables de l’Hérault en annulant deux subventions allouées au Centre Culturel Montpelliérain regroupant plusieurs loges maçonniques. La première, pour un montant de 443 000 € avait été votée sur le budget 2005 de la ville de Montpellier, l’autre d’un total de 60 000 € votée fin 2005 au Conseil Régional.
La subvention de la ville devait servir des travaux dans le temple Bosserville pour le rendre accessible au public. Or, ce temple n’a jamais été ouvert au public avant le recours de l’ACH ! Et à ma connaissance il n’a été ouvert qu’une fois…. Tout comme le temple de GAROSUD qui a bénéficié des largesses de la ville et de la région (gestion Blanc et Frêche) !
Ajoutons que le Temple Bosserville a été donné au Centre Culturel Montpelliérain par bail emphytéotique de 99 ans pour un loyer symbolique à charge du preneur d’entretenir le bâtiment. Ce bail est déjà une subvention annuelle d’importance.
Quant à la subvention de la région une bonne partie est motivée par l’achat de matériel artistique !!!
Pour les contribuables, il est insupportable de voir l’argent public dépensé pour faire plaisir à une communauté dans le but d’un renvoi d’ascenseur électoral, d’autant que de nombreux Conseillers Municipaux de Montpellier sont recrutés dans les loges (50 %, gauche, droite confondues, paraît-il). Ils se votent donc des subventions à eux-mêmes ! Un comble….
Les francs-maçons sont plutôt des privilégiés et sont en général recrutés pour leur position sociale et professionnelle, ils n’ont donc pas besoin de nos impôts pour mener à bien leurs recherches philosophiques !
LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A RETENU L’ABSENCE D’INTERET LOCAL :
« Considérant……. Qu’il ne ressort pas des pièces du dossier que l’utilisation de ce bâtiment, qui n’est pas ouvert à la population, réponde aux besoins de la population locale compte tenu de son utilisation par les membres de ladite association, qui regroupe dix associations d’obédience maçonnique, dont les conditions d’entrées ont un caractère restrictif ou, que le matériel artistique dont il s’agit soit mis à la disposition du public…..
Rappelons que ces jugements sont contre la ville de Montpellier et contre la région Languedoc Roussillon (Frêche/Mandroux) pour mauvaise utilisation de l’argent public et non contre la franc-maçonnerie dont les buts sont louables à condition de respecter l’éthique. Evidemment, par ricochet, le Centre Culturel Montpelliérain sera touché puisque c’est lui le bénéficiaire qui devra rembourser…..
Contribuables, vous pouvez compter sur l’Association des Contribuables de l’Hérault pour veiller au remboursement de ces 500 000 € qui pourront être mieux utilisés.
Martine Petitout
09:40 Publié dans Actualités , Démocratie , Fiscalité locale , Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : franc-maçonnerie, politique, subventions, montpellier, frêche, mandroux, impôts
29 mars 2008
POINT D'INTERROGATION
Dans son numéro du 26 mars 2008 le Midi Libre rend compte de l'audience du tribunal administratif de la veille consacrée à l'affaire des subventions aux associations franc-maçonnes.
C’est sans doute par prudence que le quotidien régional utilise le
point d’interrogation.
En revanche pour le commissaire du gouvernement l’affaire est claire : rien ne justifie ici l’attribution, par la ville ou la région, de subventions à ces associations franc-maçonnes.
Elles sont donc illégales.
Plusieurs journaux locaux ou nationaux
ont rendu compte de cette séance intéressante ; en effet, c’est la première fois que des contribuables attaquent des subventions accordées à une organisation franc-maçonne.
Nous ne doutons pas que d’ici un mois environ le Midi Libre pourra remplacer le point d’interrogation circonspect par
trois points d’exclamation enthousiastes.
Ajoutons que dans une ville où les subventions de toutes natures constituent l’un des arguments, cachés mais essentiels, des campagnes électorales une telle décision serait appréciée par tous ceux qui n’approuvent pas les manœuvres clientélistes devenues si tristement habituelles sous nos latitudes.
Le tribunal administratif a mis l’affaire en délibéré
SD

12:11 Publié dans Actualités , Associations , Démocratie , Fiscalité locale , Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
21 mars 2008
AFFAIRE ACH CONTRE VILLE ET REGION
Cela fait maintenant plus de trois ans que Martine Petitout et l'ACH34 ont déposé plainte contre la municipalité de Montpellier et la région Languedoc-Roussillon pour attribution illégale de subventions au Centre Culturel Montpellérain (CCM) ,
un "faux-nez" des loges maçonniques de la région.
Tout arrive; c'est mardi prochain, 25 mars, que le tribunal administratif devrait examiner la plainte qui, à l'époque, avait été évoquée par Midi Libre, La Gazette, l'Agglorieuse et les autres et même par la presse nationale.
Beaucoup se réjouirons que cette affaire, pourtant maintes fois évoquées par l'ACH34, n'ait jamais été évoquée lors de la campagne électorale des municipales...
Nous vous tiendrons informés des conclusions du tribunal administratif.

Ci-dessous le communiqué de l'ACH envoyé aux médias.
C’est mardi prochain 25 mars à 9h30 que le tribunal administratif de Montpellier examinera l’affaire qui oppose Martine Petitout et l’association des contribuables de l’Hérault (ACH34) à la région Languedoc-Roussillon et à la commune de Montpellier.
Rappelons que les contribuables ont découvert l’existence de subventions pour un total de plus de 850.000 euros accordées en 2004/2005 par la région L/R et par la commune de Montpellier, sous le couvert d’aides à la vie culturelle, à un mystérieux centre culture montpelliérain (CCM).
Il s’est avéré que ce CCM n’était qu’une ombrelle abritant plusieurs chapelles maçonniques.
L’ACH34 n’a jamais mis en cause les francs maçons qui ont parfaitement le droit de se regrouper et de s’entraider pour autant que leurs activités s’exercent dans le cadre de la loi.
Mais elle soutient que la région L/R et la municipalité de Montpellier se sont égarées en dissimulant des aides non justifiées par l’intérêt régional ou communal.
Outre que ces aides et ces pratiques sont illégales de tels agissements ne peuvent que nourrir les soupçons de clientélisme, de favoritisme et de connivence qui polluent la vie politique locale de notre région et sont, en partie, à la base de l’abstention anormale observée lors des élections municipales . Elles mettent aussi en évidence l’opacité des mécanismes de décision dans ces collectivités territoriales, en contradiction totale avec la transparence et la démocratie revendiquées par ces organismes.
L’ACH34 est confiante en l’issue favorable de ce procès ; mais elle ne pavoisera pas ; on ne peut oublier en effet que :
- environ 500.000 euros seront, peut-être, remboursés aux collectivités locales par le CCM mais les subventions répertoriées s’élèvent à plus de 850.000 euros .
- les mêmes pratiques ont vraisemblablement été utilisées pour favoriser d’autres « associations » et activités sans rapport avec l’intérêt public.
- il n’y a aucune garantie que ces pratiques ne continuent pas…
- les sommes détournées ne seront jamais remboursées aux contribuables.
Pour endiguer la perte de confiance du public envers les élus l’ACH34 appelle tous les gestionnaires d’argent public et tous les élus à ne plus utiliser ou cautionner ces pratiques d’un autre âge qui contribuent à diviser la population et à l’éloigner de la politique.
ACH 34
19:50 Publié dans Démocratie , Fiscalité locale , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05 mars 2008
BONNET D'ANE DE LA GESTION MUNICIPALE A HELENE MANDROUX ?
Fin février, le dernier classement « Challenges » des performances des Maires est passé inaperçu. Pourtant Hélène Mandroux a été rétrogradée de la 1ère à la 7ème place. Et même si Challenges titre « Hélène Mandroux tient le cap » la réalité est toute autre. Le Maire de Montpellier, qui a bénéficié d’un taux d’endettement zéro lorsque Georges Frêche lui a confié la mairie, n’a eu de cesse d’augmenter la dépense, ce qui entraîne d’année en année une diminution des fonds propres l’obligeant à emprunter pour boucler des budgets en hausse constante tant au niveau du fonctionnement qu’au niveau de l’investissement. Si cette situation perdure, la dette sera vite transformée en augmentation d’impôts après les élections.
Il convient de préciser que l’étude PES reprise par Challenges
ne tient pas compte des communautés de communes, ce qui arrange bien Hélène ! D'autant que le cas de Montpellier est très particulier puisque l’agglomération a pris de nombreuses dépenses budgétivores, ce qui aurait dû alléger Montpellier,mais Hélène Mandroux est persuadée que la dépense publique est électoralement payante... Jusqu'où sa folie des grandeurs, héritage du grand Georges, la mènera ? Elle peut tout de même s'estimer heureuse que les comptes ville + agglo ne soient pas consolidés, car c'est un bonnet d'âne qu'elle devrait coiffer !
Challenge relève, tout comme la dernière lettre d’observation de la Chambre Régionale des comptes que la fiscalité locale de Montpellier est très élevée.
Quelles sont donc les marges de manœuvre pour Montpellier et son agglomération ?

Pour la ville : pas question d’augmenter une fiscalité avec une Taxe d’habitation supérieure de 48 % à la moyenne France et une Taxe Foncière /bâti supérieure de 60 %. Pas question non plus d’augmenter les dépenses d’investissements (pourtant + 15 % en 2008 avec 116 M€) dans une ville suréquipée. Il faudrait même les baisser pour emprunter moins, alors qu’Hélène Mandroux a fait un choix inverse.
L’endettement de la ville est de 38 M€ au 1er janvier 2008, il progressera très nettement d'ici la fin de l'année à cause de l'emprunt 2008 de 52M€).
Pour Montpellier-agglomération, c’est beaucoup plus grave : la dette atteint le niveau de 550 M€. Voilà pourquoi Georges Frêche veut à tout prix créer sa méga communauté urbaine : les finances manquent pour tous les grands projets du visionnaire, il espère donc des dotations de l’Etat beaucoup plus élevées et une assiette fiscale plus vaste.
La semaine dernière un article des échos précisait les dépenses d’investissement des grandes villes de France, voici les chiffres très éloquents :

Nous savons donc pourquoi nous payons…. Montpellier et son agglomération sont gérés par des flambeurs pour qui rien n’est trop beau grâce à l’argent des autres. Les grandes villes de France qui dépensent moins et bénéficient donc d’une fiscalité moindre ne sont pas moins bien gérées que Montpellier !
La solution : Eradiquer les gaspillages et limiter les investissements publics pour les contenir dans la moyenne nationale. Hélène Mandroux s'abrite derrière le chômage de la ville pour dépenser plus... elle justifie sa gabegie par le fait qu'elle donne du travail aux Montpelliérains.
Mais, ce n’est pas aux contribuables de perfuser les entreprises privées par des commandes publiques inutiles et des subventions. Il est préférable de baisser la fiscalité locale pour redonner du pouvoir d’achat aux particuliers et alléger les charges des entreprises, ce qui créera de l'emploi directement.
Avec l’équipe en place, on est sûr du résultat… une fuite en avant qui mène notre ville à la catastrophe et des lendemains qui déchantent car depuis 31 ans les conditions de vie des Montpelliérains se dégradent : chômage 20 % + 8,5 % de Rmistes... en stagnation depuis 20 ans, crise du logement, qualité de vie en berne, revenus moyens parmi les plus faibles de France, fiscalité la plus élevée des villes de + 200000 habitants, saleté de la ville, déplacements difficiles à cause de l'absence de vraie rocade et de transports en commun inadaptés, bétonnage de la ville, attribution des marchés publics discutable, manque de crèches et de maisons de retraite, absence de démocratie..... ouf !
Il est temps de changer d'air !
Martine Petitout
12:45 Publié dans Démocratie , Economie, emploi , Fiscalité locale , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28 février 2008
CHEFS
L’objectif du chef politique, si l’on en croit Georges FRÊCHE, un orfèvre en la matière, c’est d’assurer sa réélection. Il a très franchement expliqué sa méthode, dite « des petits oiseaux ».
La méthode frêchienne se veut réaliste ; les électeurs sont incapables de réfléchir, de comprendre la complexité des problèmes qui se posent au niveau de la ville. D’ailleurs, ça ne les intéresse pas. Ou ils n’ont pas de temps à y consacrer. Donc il faut réfléchir et décider à leur place. Il faut les convaincre que les décisions prises en leur nom sont les meilleures et qu’ils ont bien de la chance d’avoir un chef aussi clairvoyant et efficace qui ne se préoccupe que de leur bien. Au nom de l’efficacité, le rôle assigné au citoyen de base est d’approuver et de dire merci. Faute de quoi il risque fort de le regretter. Grâce à cette méthode Montpellier a pu avancer à grands pas, il y a eu de grandes réalisations. On a de beaux bâtiments de prestige, un quartier Odysseum impressionnant, de beaux festivals, des ambassades un peu partout dans le monde et, bientôt, une nouvelle mairie hi-tech. Mais a-t-on répondu aux attentes et aux besoins essentiels des Montpelliérains ? Rien n’est moins sûr. Le chômage est trop élevé ; la région est pauvre ; l’économie sous respiration artificielle, la circulation et les transports sont difficiles ; les infrastructures routières, l’assainissement et le traitement des ordures sont en retard, les tensions sociales sont fortes, le climat social est lourd, la presse est en semi-liberté.
La ville vit grâce à des expédients bien connus et rappelés dans les clips vidéos de l’ACH34 visibles ci-dessous.
Il y a bien une autre méthode plus optimiste. Considèrer que les citoyens sont capables de réfléchir et de décider de leur destin pour autant que l’on les y aide. Tenter de rapprocher les gens plutôt que d’exacerber les tensions. Prendre son temps pour expliquer, dégager des convergences et des consensus. Ne pas répugner , pour les grands projets, à présenter plusieurs options au vote des citoyens. Préfèrer aider les gens à être actifs et indépendants plutôt que les maintenir dans des situations d’assistanat servile.
Dans la première méthode on considère que les citoyens sont des médiocres à qui il faut faire peur tout en leur donnant du pain et des jeux pour qu’ils acceptent docilement leur sort. Dans ce contexte quelqu’un qui réfléchit et conteste des choix du chef est un perturbateur qu’il convient d’écraser.
Avec la deuxième méthode le chef a pour ambition de responsabiliser les citoyens et de les aider à faire des choix raisonnés et à en assumer les conséquences.
Pour l’instant les Montpelliérains plébiscitent la méthode « réaliste » et choisissent le chef adapté, chef de cuisine ou chef de bande.
C’est dommage.
SD
08:00 Publié dans Démocratie , Economie, emploi , Municipales 2008 , Politique , Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07 février 2008
MONTPELLIER GABEGIE
La région de Montpellier a la chance de bénéficier d'un environnement naturel exceptionnel que beaucoup d'autres villes lui envient. Mais elle n'a pas su tirer parti de ces atouts. Bien qu'ayant été gouvernée depuis trente ans par le meilleur expert en tout puis par le meilleur maire de France la ville cumule les handicaps chômage, pauvreté, précarité, saleté, insécurité...
Et pourtant l'argent public coule à flots. Mais pas toujours là où il est vraiment nécessaire.
Les gaspillages n'étonnent même plus. Ils font partie du paysage montpelliérain. Parfois on en est fier...
Une chose est sûre: cet argent n'est pas perdu pour tout le monde.
Illustration avec ce court clip extrait du film
"MONTPELLIER, miroir aux illusions"
Clip
"Gabegie"

Version intégrale de
"MONTPELLIER, miroir aux illusions"

08:10 Publié dans Economie, emploi , Fiscalité locale , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
05 février 2008
ECONOMIE SOUS PERFUSION
La richesse, les revenus, les dépenses, bref les questions d'argent, restent des sujets tabous en France et, encore plus, dans notre région. Cependant les chefs de famille, ceux qui gèrent l'argent du ménage savent bien que ce sont des questions essentielles pour la survie de la famille. C'est une attitude quasiment suicidaire que d'engager une grosse dépense avant d'avoir défini un plan de financement réaliste accepté par la famille. Beaucoup de familles (pas toujours les plus modestes!) se trouvent en difficulté pour n'avoir pas su résister aux sirènes de la société de consommation, aux sollicitations des sociétés de crédit, à l'apparente force de l'argument " pourquoi pas moi?".
On pourrait attendre des maires et autres responsables politiques qu'ils se comportent en chefs de famille responsables.
Malheureusement, c'est tout le contraire qui se passe.
Ils engagent des dépenses puis réfléchissent au financement. Et le choix se résume souvent à peu de choses: quémander l'aide de l'Etat ou de l'Europe ( mais cette option, très populaire naguère, semble en perte de vitesse!), pressurer un peu plus les contribuables ( mais, même nos responsables locaux actuels sentent qu'il est dangereux de continuer ainsi) ou augmenter la dette. Cette dernière solution, la plus lâche puisque l'on reporte le problème sur nos successeurs sans, bien sûr, leur demander leur avis, semble avoir la préférence de l'agglo et de la mairie de Montpellier.
Pour la région la plus pauvre de France on pourrait s'attendre à ce que le souci prioritaire des responsables soit de créer des richesses, de la valeur ajoutée; c'est à dire d'attirer des entreprises susceptibles de créer de vrais emplois avec de vrais salaires et de vrais managers.
Ce n'est pas visiblement le souci prioritaire de nos dirigeants politiques actuels. Trop occupés, sans doute, à discourir, voyager, écrire leurs mémoires, entretenir des polémiques et des querelles idéologiques.
Le salut de notre région passe par une réhabilitation de l'économie.
Illustration avec ce court clip extrait du film
"MONTPELLIER, miroir aux illusions"
Clip "Economie sous perfusion"
Version intégrale de
"MONTPELLIER, miroir aux illusions"

20:04 Publié dans Economie , Economie, emploi , Fiscalité locale , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Montpellier économie politique
OSCAR MERITé!

Au cours du Conseil Municipal du lundi 4 février, Martine PETITOUT a remis à Madame le Maire l'
Oscar de la toupie bétonneuse.
Ce trophée récompense l'obstination avec laquelle le Maire de MONTPELLIER persiste, contre vents et marées, à couvrir la ville d'une chape de béton au sens propre comme au sens figuré.
Au sens propre le quartier de Malbosc est l'exemple le plus récent de cette politique de densification, massification, bétonnage, consistant à remplacer la nature "naturelle" par du béton -à prise très rapide- dans lequel on essaie, à la fin, quand
on ne l'oublie pas, d'injecter un peu de nature "artificielle"; grâce à quoi il est possible, en jouant un peu sur les mots, de se targuer de "préserver une ceinture verte" autour de MONTPELLIER, ce qui, par les temps qui courent, sonne mieux que "bâtir une ceinture de béton".
Au sens figuré il s'agit, bien sûr, de l'absence totale de démocratie réelle qui caractérise la gestion de notre ville.
Cette récompense arrive à point nommé; Madame le Maire, élue en 2006 "Meilleur maire de France" vient, en effet, de se voir rétrograder de plusieurs places en raison de la détérioration des comptes de la ville. C'est une mauvaise surprise et même un mauvais coup pour celle qui réfutait toute contestation de ses choix parfois hasardeux avec cet argument définitif : " cette décision ne peut être que bonne puisqu'elle a été prise par le meilleur maire de France -et ce n'est pas moi qui le dit!-".
C'est sans doute pour atténuer la déception du maire que Martine PETITOUT a tenu à lui remettre personnellement la distinction de l'
Oscar de la toupie bétonneuse.
Distinction bien méritée ( pour mémoire, cliquez ici pour consulter un précédent billet et une vidéo sur le sujet) ... que personne ne lui disputera.
Madame le Maire a accueilli cette distinction avec des cris indignés parce que cette remise de distinction n'entrait pas dans le cadre de l'ordre du jour. Puis, tentant de faire contre mauvaise fortune bon coeur, elle a envisagé de remettre le trophée "aux ouvriers du bâtiment " qui sont ceux qui le méritent le plus.
C'est une idée généreuse.
SD
00:15 Publié dans Economie , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30 janvier 2008
MAUVAISE PASSE
23 juin 2007
inauguration du nouveau stade de rugby

29 janvier 2008
début du match tant attendu

mars 2008
????
08:01 Publié dans Fiscalité locale , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 janvier 2008
MONTPELLIER BETON
Montpellier, on la voyait comme ça:

ou encore comme ça:

certains la voyaient comme ça:

d'autres la rêvaient comme ça:

mais devant les tours d'acier

les arbres se sauvent

le béton pousse

le nouveau Montpellier phagocyte la garrigue

Comment en est on arrivé là?


09:44 Publié dans Environnement , Fiscalité locale , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Montpellier ACH 34 béton urbanisme immobilier spéculation fonci
24 janvier 2008
MONTPELL'OUEB, AGITATEURS SANS PAPIER(S)
Pour ceux qui ont vécu, jadis, au rythme des « nouvelles aventures» de Tintin, la profession de journaliste, comme celles de pilote d’avion ou pompier, inspirait leurs rêves de petits garçons. Elle avait un parfum d’aventure et d’indépendance. Quand on exerçait une telle profession on était nécessairement populaire, honnête et droit.
Dans un monde en noir et blanc ont était alors clairement du côté des « bons ». A la fin, on sauvait des innocents et on triomphait des « méchants ». On était un héros. C’était simple.Mais nous avons vieilli. Tintin aussi. Le monde aussi. Plus rien n’est simple. Les anciens métiers d’homme font rêver les petites filles. Les bons sont souvent moins bons qu’ils paraissent et les méchants ont de bons côtés.
Etre journaliste, de nos jours, c’est difficile. La profession ne fait plus rêver ; c’est un métier comme les autres. Le journaliste est tombé de son piédestal et, comme souvent dans ce cas là, nous avons tendance à brûler ce que nous avons adoré. Le journaliste est surtout coupable de ne pas être à la hauteur de nos rêves. Et, comme pour les politiques, on en vient à douter systématiquement de son honnêteté, de son impartialité. On l’accuse de toutes les turpitudes : c’est un courtisan, il est aux ordres, il navigue à vue, il ne veut pas déplaire aux puissants.
Dans les sphères dirigeantes locales le journaliste critique n’a pas bonne presse. On récompense la presse porte-queue ; on étrangle la presse indépendante. Etre un honnête journaliste est encore plus difficile ici qu’ailleurs.
Et pourtant, même chez nous, il y a de l’espoir.
Notre grand quotidien de référence, malgré sa grande dépendance financière au pouvoir local, tente de plus en plus souvent de relever la tête.
L’Agglorieuse a résisté, jusqu’à présent, à toutes les tentatives d’euthanasie.
Et il convient de saluer un nouveau-né, Montpell’oueb. Voilà une équipe jeune, innovante, sans complexe, sans grands moyens mais riche d’enthousiasme et d’originalité.
Ils ont choisi un mode de diffusion résolument moderne et écologique; ils sont réactifs et incisifs, bien dans l’air du temps. Bienvenue au petit dernier.Allons, tout n’est pas perdu !
16:59 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Démocratie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique montpellier presse
16 janvier 2008
JACQUES DOMERGUE : UN ENGAGEMENT POLITIQUE FORT
Jacques Domergue signe la charte pour une gestion économe et durable de la ville de Montpellier et de Montpellier-agglomération.
Début novembre, après une discussion très argumentée de deux heures et demie, un petit groupe de contribuables de l’Association des Contribuables de l’Hérault ACH34 et moi-même avons fini par convaincre le candidat qu’il fallait en finir avec les gaspillages et la fiscalité calamiteuse.
Le 14 décembre, nous avons donc signé cette charte (téléchargeable ici en format doc ou ici en format pdf) qui engage le futur Maire -nous espérons qu’il sera élu- dans la chasse au gaspillage. Les économies réalisées seront partagées à parts égales, pour améliorer le service public par redéploiement du personnel et des budgets et pour baisser la fiscalité locale.
Pour avoir suivi les finances de la ville depuis 8 ans, je vous affirme qu’une autre gestion plus respectueuse des deniers publics et plus juste est possible; simple question de volonté politique, de constance dans les engagements et… de contrôle.
Martine Petitout
Je vous rappelle quelques chiffres qu'il est important de garder en mémoire; ce sont des comparaisons entre les grandes villes de France portant sur les taux de taxe d'habitation, taxe foncière et taxe professionnelle.
12:20 Publié dans Fiscalité locale , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
08 janvier 2008
DECLIN DE LA DEMOCRATIE?
Le quotidien "Le Temps" ( http://www.letemps.ch/ ) a publié le 8 janvier une interview de Guy Hermet reproduite ci-dessous.
La démocratie est elle malade? A Montpellier aussi? Est ce inéluctable? Faut il s'en réjouir? Peut on encore la sauver? A Montpellier aussi?
A quelques semaines des Municipales voila un sujet intéressant.
Qu'en pensez vous?
ECLAIRAGES : «La démocratie telle que nous la concevons va disparaître»
Date de parution: Mardi 8 janvier 2008
Auteur: Dominique Berns
Dans «L'Hiver de la démocratie», le politologue français Guy Hermet prédit l'avènement d'un nouveau régime après l'épuisement de l'Etat providence.
Nous sommes à la fin d'un régime, celui de la démocratie. Comme les élites du XVIIIe siècle qui ne s'attendaient pas à la chute de l'Ancien Régime, nous ne sommes pas conscients du fait que la démocratie va disparaître. Telle est la thèse provocante défendue par Guy Hermet dans L'Hiver de la démocratie ou le nouveau régime (Ed. Armand Colin).
- Annoncer la fin de la démocratie à une époque où le libéralisme a triomphé du communisme et où le monde compte beaucoup plus de démocraties qu'il y a cinquante ans, voilà qui révèle un goût de la provocation ou du paradoxe...
Guy Hermet: Il y a un progrès de la démocratie en extension; géographiquement, en surface ou en quantité, elle s'est étendue; de plus en plus de pays sont dits «démocratiques», même si l'on peut douter de la qualité de leurs institutions. Mais en densité, en profondeur ou en qualité, la démocratie recule. Elle s'étend en périphérie mais s'épuise dans nos vieilles démocraties. Ce noyau, affaibli, risque de ne plus pouvoir alimenter son progrès en périphérie, où elle reste imparfaite et souvent caricaturale.
- De nombreux observateurs s'accordent à diagnostiquer une crise de la démocratie dans nos pays...
- Parler de «crise», c'est suggérer que nous vivrions simplement un passage à vide, que la situation va s'arranger. C'est une vue erronée. Je crois profondément que la démocratie telle que nous la concevons n'existera bientôt plus. On en voit de multiples symptômes. En décembre 2003, la Convention européenne avait prévu d'inclure, dans le préambule de la Constitution européenne, une citation de l'historien de la Grèce antique Thucydide, citant la définition de la démocratie donnée par Périclès: pour que la démocratie existe, il convient que le pouvoir appartienne au plus grand nombre, donc à la majorité d'un corps politique qualifié de Peuple. En juin 2004, la citation a été supprimée par le Conseil européen à la demande de certains petits pays récemment intégrés ou intégrables à l'Union, qui craignaient qu'elle ne donne la majorité et donc le pouvoir de décision aux pays les plus peuplés.
- Le fait n'a pas suscité de grands commentaires. N'y attachez-vous pas une importance excessive? Dans une structure comme celle de l'Union, la crainte des petits pays n'était pas totalement injustifiée. N'est-ce pas aller un peu vite en besogne que d'y voir une réfutation de la démocratie?
- Il y a effectivement un problème, assez analogue à celui soulevé par la persistance d'une minorité face à la majorité à l'issue d'élections démocratiques quelconques. Mais pourrait-on décider pour autant de supprimer les élections? Cela reviendrait à récuser la démocratie, pour laquelle on n'a pas trouvé autre chose que la règle arithmétique de la volonté du plus grand nombre pour prendre les décisions. C'est après coup, ce principe admis, qu'il convient d'imaginer des aménagements en faveur du petit nombre.
Plus généralement, il y a maintenant un doute philosophique sur la pertinence de la souveraineté populaire. Et on en vient à récuser la volonté majoritaire qui est pourtant le noyau de la démocratie. Quand, dans un pays du Sud, les élections portent au pouvoir un parti islamiste, n'entend-on pas dire qu'il vaudrait mieux annuler les élections? Ou quand une proportion importante d'électeurs anversois donne sa voix au Vlaams Belang, certains ne pensent-ils pas qu'il conviendrait de ne pas tenir compte de leurs bulletins de vote? Ce qui vient d'être fait d'une certaine façon en Suisse, avec l'éviction de Christoph Blocher du gouvernement, en dépit de son triomphe électoral.
Surtout, sur le plan pratique, la démocratie a atteint ses limites. C'est le seul régime qui est obligé de se légitimer à chaque élection. Les promesses constituent son carburant. Au début, on a promis le suffrage universel masculin, puis le vote des femmes, puis encore l'abaissement de l'âge du droit de vote - tout cela ne coûtait pas très cher. Ensuite, on a promis la démocratie sociale: l'assurance maladie, les pensions de retraite, la sécurité sociale en général. Maintenant, la démocratie arrive au fond du réservoir des promesses réalisables. Le déclin de la démocratie - et ce n'est pas une coïncidence - accompagne la fin de l'Etat providence. Le moment approche où nos démocraties ne pourront plus faire miroiter quelque cadeau tangible que ce soit. Et, d'ailleurs, les citoyens l'ont compris: la plupart ne croient plus à un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants. Cet espoir, qui soutenait la démocratie, est cassé.
- Cette remise en cause de l'Etat providence n'est-elle pas avant tout un effet de l'offensive néolibérale? Autrement dit, dans nos sociétés pourtant toujours plus riches, les élites n'ont-elles pas choisi de sacrifier l'Etat providence et l'idéal d'égalité qui le sous-tend?
- Ce n'est pas pour moi l'explication primordiale. Le démontage progressif de l'Etat providence, qui est en cours même si on ne le dit pas explicitement, a commencé d'abord en Suède, sa terre de prédilection. Il n'y a pas à la base un complot néolibéral; il n'y a pas de complot d'ailleurs. L'offensive néolibérale est réelle, mais elle se greffe sur un constat d'impossibilité. Prenez le cas de l'assurance maladie. En France, le premier à avoir écrit qu'il fallait revoir le système en raison du coût croissant de la médecine fut un socialiste bon teint: ce fut Jacques Attali, celui d'il y a vingt ans, alors conseiller du président Mitterrand. Considérez les retraites. Il y a une réalité démographique; on ne peut pas continuer comme si de rien n'était. Imaginez-vous que d'ici quelques décennies, 40% d'actifs pourraient financer 60% de retraités? C'est impossible. Il y a un épuisement physique de l'Etat providence. L'offensive néolibérale s'est engouffrée dans cette faille. Avec en plus de bonnes raisons, mais aussi de la mauvaise foi. Celle-ci consiste en particulier à pratiquer une fuite en avant irresponsable dans la délocalisation des industries et des services, à raisonner comme si l'essentiel était les entreprises et les grandes multinationales, et non les sociétés et leurs habitants. Nos multinationales ne survivraient pas à l'effacement de nos sociétés.
Nos sociétés seront de plus en plus inégalitaires, injustes, même si nous ne pouvons pas nous permettre le choix d'une société aussi inégalitaire que les Etats-Unis. Un seul exemple: les retraites. Le sort des plus âgés, aujourd'hui, est enviable. Les jeunes générations seront beaucoup moins bien loties quand elles seront pensionnées; ces inégalités vont doubler les inégalités de classe.
- «Le peuple, écrivez-vous, ne croit plus à la fiction du gouvernement de tous et par tous.» Faut-il entendre que ce fut toujours, d'une certaine manière, une fiction?
- Au début du gouvernement représentatif, à la fin du XVIIIe, la reconnaissance de la souveraineté populaire n'allait pas de soi. Dire que le peuple était souverain fut dans une certaine mesure une ruse des élites, qui ne pouvaient plus dire que la souveraineté appartenait au roi ou à Dieu, et encore moins à elles-mêmes. En réalité, les élites, même progressistes, se méfiaient de la souveraineté du peuple, qu'elles ont tenté constamment de marginaliser. Bien sûr, elles ont dû, progressivement, abandonner une partie du terrain. Sans jamais cesser de ruser. Aujourd'hui, le peuple ne croit plus à cette ruse; les élites en prennent acte. C'est pourquoi les campagnes deviennent de plus en plus populistes. C'était le cas pour les trois principaux candidats à la présidentielle française de 2007: un populisme musclé pour Sarkozy; un populisme classique du «tous pourris» pour Bayrou; un populisme «maternel» à la Evita Peron pour Ségolène Royal.
- Ce retour du populisme est tenu par la plupart des observateurs pour une dérive de la démocratie, un mal qu'il faut soigner. Vous y voyez non seulement le moyen utilisé pour détourner l'attention des citoyens du sujet principal, l'épuisement de l'Etat providence, mais aussi et surtout le mode de fonctionnement du nouveau régime politique que vous annoncez.
- En effet. Dans le passé, le populisme était la ressource des tricheurs, des outsiders, de ceux qui étaient hors du système. Désormais, c'est une ressource utilisée par des candidats tout à fait honorables. Une manière d'épater la galerie pour se faire élire triomphalement afin de pouvoir ensuite gouverner tranquillement; une fois élu grâce aux procédés parfois les plus vulgaires, on peut régler discrètement les vrais problèmes en cercle restreint, dans des conciliabules où se retrouvent les gens «utiles»; confier, comme l'écrivait le sociologue Pareto au début du XXe siècle, la gestion des affaires sérieuses aux vrais décideurs. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui la gouvernance, et qui préfigure le nouveau régime que j'entrevois: mélange de populisme «peopeulisé» pour les élections et de gouvernance entre happy few pour les questions importantes.
- La gouvernance serait-elle l'anti-politisme des élites?
- Elle correspond en écho à l'anti-politisme populaire. Le peuple accorde peu de confiance à ceux qui le gouvernent, mais il en va de même dans le sens inverse: les élus du peuple n'aiment guère le peuple. Peut-être nommera-t-on ce nouveau régime «gouvernance démocratique». Ce serait antinomique, car la gouvernance est antidémocratique, mais cela choquera-t-il dans un système où l'on aura oublié le principe du Peuple souverain, que certains intellectuels qualifient désormais de «romantique»?
- Dans un tel régime, quel serait le rôle du citoyen? Ségolène Royal avait défendu avec vigueur l'idée d'une démocratie participative. Serait-ce de la poudre aux yeux?
- En très grande partie. La démocratie participative pourrait toutefois être positive dans la gestion des affaires locales. A condition d'en reconnaître les limites! Les expériences de démocratie participative ont montré que le système était, le plus souvent, détourné par des militants professionnels. Au-delà, il faut être lucide et ne pas trop attendre des solutions proposées pour revivifier la démocratie: notamment favoriser la participation électorale ou accroître le rôle du parlement. C'est de la poudre aux yeux. On ne va pas accroître le rôle du parlement; les affaires sérieuses se régleront, de plus en plus, entre des acteurs, aussi bien publics que privés, se considérant comme des égaux: l'Etat, les syndicats, les milieux d'affaires...
- Ce serait une version moderne du corporatisme?
- Partiellement, oui. Mais il s'agirait plutôt du néocorporatisme qui existe déjà depuis des décennies aux Pays-Bas ou en Suisse en particulier. Une gouvernance tendant à assurer le «Bien du Marché» de préférence au bien de la masse des gens.
- Comment en êtes-vous venu à enfiler l'habit de Cassandre?
- Va-t-on reprocher leur pessimisme à ceux qui s'efforcent d'y voir clair? Ce serait condamner la lucidité. Je pense que les optimistes sont des naïfs ou sont délibérément mensongers. Il faut prendre conscience de ce que nous sommes dans une période cruciale, comme en 1780. Sans forcément crier au complot contre la démocratie. Mais pour essayer de mieux comprendre notre nouvel univers...
- Peut-on espérer un sursaut démocratique? Ou doit-on faire notre deuil du principe du Peuple souverain?
- Miser sur un sursaut démocratique relève de l'illusion et de la volonté de se tromper soi-même. Ainsi a-t-on confondu la participation exceptionnelle aux élections présidentielles françaises avec un tel sursaut, alors qu'il ne s'agissait que d'un effet de surprise passager, produit par les procédés des principaux candidats. Nous avons de la peine à réaliser et à admettre que la démocratie réelle, «appliquée», telle que nous la connaissons, était largement une ruse. Le reconnaître et imaginer de nouveaux moyens de faire entendre la voix du plus grand nombre serait probablement un progrès. C'est un tort de craindre toujours la nouveauté pour préférer l'éternel hier.
© Le Temps. Droits de reproduction et de diffusion réservés. www.letemps.ch
15:07 Publié dans Démocratie , Economie , Economie, emploi , Fiscalité locale , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11 décembre 2007
BETONNONS, VOUS DIS-JE!
Au nom de la modernité et au prétexte de la nécessité d'accueillir tous les migrants appâtés par le dithyrambe frêchien la municipalité s'est lancée dans un bétonage massif. Les "bâtisseurs visionnaires" sont en train
d'asphyxier une ville de rêve; ils la rendent, lentement mais sûrement, invivable. Ces Diafoirus montpelliérains, tout imbus de leur importance et de leur savoir, lui administrent des remèdes de cheval qui sont en train de l'enlaidir et de la meurtrir. Les nappes de béton s'étalent en tâches de plus en plus menaçantes; elles étouffent la nature, la vie, la convivialité, la légèreté, la nonchalance, la spontanéité, la tolérance. Comble de l'ironie, nos luminaires tentent maintenant de recréer, artificiellement et à grands frais, ce qu'ils ont détruit.
On avait de l'authentique, on a maintenant le tout en toc. Place aux espaces verts "paysagés" anémiques, aux palmiers exotiques rachitiques, au faux bois vrai béton, aux "Maisons pour tous" et aux maisons pour tout. Place aux fêtes et aux réjouissances officielles calibrées par des armées de spécialistes en tout (communication, divertissements et spectacles, culture...). Le "peuple d'en bas" est censé en être reconnaissant à la municipalité et à ses dignitaires.
Et le peuple, anesthésié, assommé, aveuglé, obtempère...
Le réveil sera rude.
SD
Voici un autre extrait du DVD
"MONTPELLIER, MIROIR AUX ILLUSIONS".
10:35 Publié dans Economie , Environnement , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique , Qualité de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 novembre 2007
MONTPELLIER, MIROIR AUX ILLUSIONS, LE DVD
Le 14 Novembre Martine PETITOUT a présenté son film "MONTPELLIER, miroir aux illusions" aux sympathisants de l'Association des Contribuables de l'Hérault.
Ce "film vérité", superbement mis en images par Jean-Marc SROUSSI est un hommage à la ville de Montpellier en même temps qu'un réquisitoire sévère envers ceux qui l'exploitent.
Les réactions ont été très favorables. Cependant quelques appréhensions étaient perceptibles: Martine PETITOUT n'est elle pas allée trop loin dans sa dénonciation du climat malsain qui règne sur la ville?
23:10 Publié dans Démocratie , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14 novembre 2007
MONTPELLIER, MIROIR AUX ILLUSIONS...
au
Mas de Saporta à Lattes/Montpellier
Martine PETITOUT
présentera son film
"MONTPELLIER, MIROIR AUX ILLUSIONS"
Cliquez sur les vignettes
Pourquoi ce film?

Comment ce film a t-il été réalisé?

Quel peut être son impact?
Le film est il diffamatoire??
Bulletin de réservation et plan d'accès
cliquez ici
09:35 Publié dans Démocratie , Economie , Economie, emploi , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09 novembre 2007
CONTE DE CAMPAGNE (2)
Avant la bataille
Les élections approchaient ; les ambitions commençaient à poindre ; des clans se formaient, d’autres se défaisaient. Le grand chef humait avec délectation cette odeur particulière, l'odeur de la poudre, annonciatrice des grandes batailles ; il se sentait renaître.
Oublié le traitement des déchets ménagers tombant de Charybde en Scylla depuis 20 ans dans l’attente d’une méthanisation miracle qui s’annonçait pourtant comme une étape de plus dans cette lente descente aux enfers. Oubliés les grincheux qui osaient protester contre le coût du (mauvais) traitement des ordures et contre l'impéritie des responsables du dossier.
Oubliées les affres de la circulation en ville que le plus joli tramway de France –en tous cas l’un des plus chers – n’avait pas encore réussi à apaiser faute d’un plan de circulation compréhensible, approuvé par les Montpelliérains. Oubliés les cyclistes ronchons et timorés qui osaient se plaindre au lieu d'exprimer leur reconnaissance à la Municipalité qui leur a préparé des pistes d'aventure.
Oublié le problème de l’eau traitée par une entreprise « exemplaire » dans le cadre d’un « contrat modèle » faisant la fierté du pouvoir en place depuis des années mais qui conduisait à l’un des prix au M3 les plus élevés de France sans que cela n'émeuve qui que ce soit à la mairie ou ailleurs.
Oubliés les rapports très critiques de la Chambre régionale des comptes sur le département, la ville et le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) décrivant dans le détail avec exemples à l'appui les nombreuses irrégularités constatées conduisant à une gestion hasardeuse et à un grand gâchis de l'argent public. (exemple (ici))
Oubliée la débâcle de la coupe du monde de rugby ; annoncée depuis des mois comme un événement marquant et rentable pour la région avec des chiffres et des projections savamment distillés par les experts après tous les voyages d'études - coûteux mais nécessaires nous disait on - Et finalement ... Pschitt...
Oublié le stade de rugby « le meilleur de la planète » - en tous cas l’un des plus coûteux – mais inutilisable pour la coupe du monde, mal situé, difficilement accessible par les transports en commun, peu accessible en voiture, critiqué par les riverains. Même les amateurs de rugby s'en plaignent… Aux dernières nouvelles une tribune commencerait à s'affaisser. Heureusement ce n'est pas la tribune officielle!
Oublié le flop du spectacle télévisé «Tenue de soirée» où les belles images de la ville furent noyées dans un flot de paroles mielleuses, de travellings sur une brochette de personnalités locales rangées en rang d’oignons dans l’ordre de préséance, applaudissant poliment les prestations convenues de vedettes vieillissantes. Payer si cher pour offrir cette image de petite ville de province vieillotte…
Oubliés tous les petits tracas misérables dont les médiocres, autour de lui, commençaient à oser lui faire grief.
Les Montpelliérains commençaient à être dégrisés, à réfléchir ; il était temps de les ramener dans le rêve et l’illusion. Ce ne serait pas très difficile pour le grand chef. Il avait une solide expérience en la matière.
Première étape : la presse locale
.
De grands encarts publicitaires apparurent pour proclamer le soutien de la Région au Club de la presse, à la liberté de la presse et à la liberté d’expression.
Ces grandes déclarations ne manquaient pas de sel.
En 2004, offensé par le fait que le Midi Libre ait osé rendre compte du mécontentement populaire suscité par le gâchis septimanien, le chef n’hésite pas à « punir » le journal à la manière d’un prince châtiant son laquais, en le privant des quasi-subventions qui sont de règle en province, c'est-à-dire de la publicité institutionnelle et des annonces légales. Mais, bon prince, il daignera faire preuve de clémence après une petite année de punition.
En d’autres lieux cette situation serait invraisemblable.
Car enfin, utiliser de l’argent public pour financer une publicité proclamant son attachement indéfectible à la liberté de la presse alors que, dans les faits, on condamne cette liberté, c’est faire preuve du plus grand mépris.
Mais le grand timonier connaît bien son monde.
Il sait que les journalistes discernent les atteintes à la liberté de la presse en Birmanie plus facilement que celles qui se passent à leur porte. Il faut bien vivre.
Il sait que les contribuables, fatigués de lutter à contre-courant, n'auront pas suffisamment de forces pour lutter contre la formidable inertie des citoyens blasés.
Il sait que les Montpelliérains préfèreront céder, encore un peu, à la facilité et à l’illusion plutôt que d’affronter un réveil brutal et douloureux.
Le chef a raison d’être confiant ; la première étape s’annonce sous les meilleurs auspices.
17:35 Publié dans Démocratie , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : municipales
31 octobre 2007
CONTE DE CAMPAGNE (1)
Plantons le décor

Il était une fois un pays béni des dieux, un pays de cocagne, un pays tranquille. Le décor et l’environnement y étaient pour beaucoup. 
Le ciel bleu, la mer, le soleil, les étangs, la garrigue, les montagnes, les villes et les villages avec leurs rues tortueuses, leurs places ombragées, leurs vielles pierres chargées d’histoire. C’était un pays où il faisait bon vivre.
La vie n’était pas toujours facile pour tout le monde mais tous étaient vaguement conscients d’être
des privilégiés. On était peut-être moins riches que les gens du Nord mais on n’arrivait pas à les envier! Au contraire on les plaignait.
Il arrivait que l’on s’enflamme mais c’était généralement en paroles, c’était souvent un feu de paille ; et on revenait vite à la vie paisible. Trop paisible ?
Il fallait bien élire des chefs ; généralement le pays se choisissait des chefs à son image. Tranquilles. Trop tranquilles?
Un jour, par accident, par lassitude, par indifférence, un chef d’un nouveau genre fut choisi. Jeune, intelligent, instruit, courageux, dynamique, tacticien, volontaire mais surtout ambitieux et manipulateur. Il voulait mettre le pays à son service. Sa recette était très simple… et très efficace. 
Il fallait de l’argent, le nerf de la guerre, comme chacun sait. Ce fut fait en pressurant une minorité de citoyens étiquetés « riches propriétaires » et en mettant au point un mécanisme, flou mais élaboré, d’achat et de revente de terrains et de logements, générateur de profits substantiels.
Il fallait pouvoir s’appuyer sur un clan dévoué sûr et fidèle capable de faire fonctionner les différents mécanismes soigneusement mis en place. Ce fut fait en utilisant la famille – au sens large- et en achetant les talents indispensables.
Il fallait s’attirer la bienveillance des gens les plus actifs. Ce fut fait en subventionnant les associations et en les couvrant de louanges aussi longtemps qu’elles n’étaient pas critiques du pouvoir en place.
Il fallait s’attirer la bienveillance ou, à tout le moins, la passivité des autres. Ce fut fait grâce à un savant mélange de flatterie, d’assistance calculée, de fêtes étourdissantes, de services « gratuits » bien ciblés et mis en scène.
Pendant longtemps cette stratégie se révéla payante. Le chef, de plus en plus habile et expérimenté, tenait son monde bien en main ; il excellait à réprimer les tentatives de rébellion. Il adorait faire étalage de son savoir-faire dans ce domaine, n’hésitant pas à ridiculiser en public ceux qui, même de sa famille, osaient un début de critique.
Mais après trente ans de règne, alors qu’il ne donnait aucun signe de vouloir se retirer en douceur, le climat commençait à changer. Et des élections approchaient. D’habitude ce n’était pas un problème car l’opposition était divisée et la machine du chef était bien huilée. Il n’y avait pas de surprise. Mais là, dans une élection périphérique, il venait d’y avoir une petite alerte qui avait pris tout le monde de court. Et le chef avait donné des signes de lassitude. Ses dérapages commençaient à effrayer même ses fidèles électeurs. Des membres de sa « famille », d’ordinaire serviles mais sentant le danger, tentaient maintenant de se démarquer.

Heureusement, il pouvait toujours compter sur l’opposition dont la priorité, comme d’habitude, était de se déchirer. Grâce à elle, il savait qu’il n’y avait pas péril en la demeure.
Néanmoins il fallait resserrer les boulons.
A suivre
SD

PS : Martine PETITOUT et l’Association des Contribuables de l’Hérault s’apprêtent à diffuser un court métrage présentant la gestion de la ville sous un jour original.
Attention, là, ce n’est pas un conte...
16:40 Publié dans Actualités , Démocratie , Fiscalité locale , Logement et urbanisme , Municipales 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales
20 septembre 2007
LA GESTION FMV A L'INDEX
La Chambre Régionale des Comptes![]()
épingle
la gestion
Frèche/Mandroux/Vézinhet
C'est le sujet qui sera traité au prochain





