21 décembre 2007

MONTPELLIER PLUS...OU MOINS?

Indépendance et impartialité... Ces substantifs caractérisent ils notre presse locale? "MONTPELLIER PLUS" est LE gratuit de Montpellier, lancé en novembre 2005. Dès le départ certains, mauvais esprits probablement, s'interrogeaient sur la neutralité de ce nouveau titre. Vrai journal ou "journal d'entreprise" de la Mairie déguisé en journal indépendant? Voyez l'article ici 367e326e936fdf89e5960a5ebb62b7f5.jpg Deux ans après ce lancement la réponse est évidente. Elles est illustrée par cet article du Midi Libre (cliquer sur l'image pour agrandir ) relatant la cérémonie d'anniversaire. Le Gotha de la majorité municipale participe aux festivités. Pas l'ombre d'un représentant de l'opposition. Il est peut-être utile de rappeler ici un paragraphe du
Code déontologique de la Société des journalistes professionnels adopté en Septembre 1996 Agir indépendamment
Un/Une journaliste ne doit avoir d’autre intérêt que le droit à l’information du public. Un journaliste doit :
- Éviter les conflits d’intérêt, réels ou perçus. - Refuser de s’engager dans des associations et des activités qui pourraient compromettre son intégrité ou nuire à sa crédibilité. - Refuser les cadeaux, faveurs, voyages gratuits et traitements spéciaux, et éviter les deuxièmes emplois, les engagements politiques, les fonctions publiques, même dans des organisations locales, s’ils compromettent son intégrité journalistique. - Révéler les conflits inévitables. - Être vigilant et courageux quand il s’agit de rappeler aux gens au pouvoir leurs responsabilités. - Refuser d’accorder des traitements spéciaux aux annonceurs et aux gens qui présentent un intérêt particulier, et résister à leurs pressions d’influencer les reportages. - Être prudent avec les personnes qui offrent des informations en échange de faveurs ou d’argent ; éviter de faire une surenchère pour de l’information.
On pourrait penser que les journalistes de "MONTPELLIER PLUS" n'ont jamais entendu parler de ce code déontologique. Mais ne soyons pas injustes. Pour un nouveau journal qui veut s'installer à Montpellier le choix est clair:
être indépendant et accepter de mourir ou survivre et accepter d'être servile.
A l'exception notable de "l'AGGLORIEUSE" personne n'a choisi la première option. Tous ont choisi la sécurité. Certains, comme "la GAZETTE" avec enthousiasme, détermination et conviction, d'autres, comme le MIDI LIBRE, avec parfois quelques réticences.
Combien de temps la presse locale -et les Montpelliérains- accepteront ils encore de vivre sous le joug de la famille frêchienne?